mardi 9 avril 2013

L’homophobie tue ...


L’homophobie tue. 
La lesbophobie, la biphobie et la transphobie aussi. 
L’Égalité maintenant !

EELV se joint à un rassemblement d’urgence contre l’homophobie,
pour l’égalité des droits
Mercredi 10 avril à 20 heures dans le Marais – rue des Archives
Rendez-vous EELV métro Hôtel de Ville – sortie rue de Lobau

Venez nombreuses et nombreux… avec vos badges, autocollants, affiches, drapeaux…

Pour dénoncer la haine déversée depuis des mois contre les LGBT par les opposant/es au projet de loi, haine qui s’est intensifiée ces dernières semaines ;

Pour dire que cette haine n’a aucune légitimité dans un débat démocratique, et que celles et ceux qui, croyant bien faire, ont traité les partisan/es de la haine comme des interlocuteur/trices légitimes n’ont fait que renforcer leur violence ;

Pour rappeler que cette haine est alimentée par les inégalités et les discriminations légales qui touchent les LGBT et leur famille et qu’il est urgent d’y mettre fin ;

Pour soutenir les familles homoparentales, notamment les enfants, particulièrement exposé/es à la haine des opposant-es au mariage ; pour rappeler aux homos, bi et trans isolé/es, sans contact associatif, qu’ils et elles ne sont pas seules et peuvent compter sur nous face à la haine ;

Pour témoigner des conséquences de cette haine : taux de suicide plus important chez les jeunes homos ou trans, prévention du VIH empêchée, prises de risque liées à une moindre estime de soi, persistance des épidémies de sida et d’hépatites virales ;

Pour réclamer l’égalité des droits dans tous les domaines pour les LGBT : mariage, adoption, procréation médicalement assistée, changement d’état civil facilité pour les trans, etc ;

Pour dénoncer les menaces et les violences contre les associations LGBT, leurs membres ou les élu/es qui défendent l’égalité – menaces qui témoignent de l’absence d’arguments dont disposent les homophobes ;

Pour ne pas laisser la rue, lieu d’expression démocratique, aux ennemi/es de la démocratie qui la monopolisent depuis des mois et qui prennent les homos et les trans comme première cible de leurs combats.

Pour appeler, face à l’union des droites et des extrêmes-droites contre la démocratie, à une solidarité avec les minorités persécutées.

mardi 2 avril 2013

NDDL :Maintenons la mobilisation !!!!


Le temps passe... Nous l'employons pour nous renforcer !
Plus que jamais, mobilisons-nous partout !

Quelques réponses rapides d'abord à certains mails, un peu fous ou plus interrogatifs, sur l'actualité de cette deuxième quinzaine de mars :
  • non le projet n'est pas abandonné, çà se saurait...
  • localement : comme prévisible, l'autorisation d'expulser (avec aide de la force publique !!!!) a été prononcée tant pour la Chat Teigne (maisons en bois reconstruites à partir du 17 novembre), que pour la ferme de Bellevue : pour cette dernière, sur le terrain, la mobilisation s'est encore accrue depuis le 28 mars, avec arrivée de nouveaux tracteurs, machines agricoles, renforcement des gardes de jour et de nuit. Sur la Zad, les constructions se poursuivent, ainsi que les activités diverses, dont les activités culturelles (ateliers théoriques et pratiques, débats) ; les collectifs continuent à se succéder sur la Zad. Il semble admis que les expulsions ne seront pas exécutées avant le rendu du rapport de la commission dite de dialogue.
  • la dite commission 'de dialogue' a terminé ses auditions à la mi-mars, et devait rendre son rapport dans les tous premiers jours d'avril au plus tard. Or elle rencontre des 'difficultés rédactionnelles' (sic!) qui font que elle attendrait le 15 avril pour le rendre. Comme le dit Julien Durand, porte parole de l'Acipa, çà doit pas être facile de rédiger quelque chose qui plaise à tout le monde...
  • le comité scientifique de suivi (loi sur l'eau), dont les conclusions sont de fait beaucoup plus importantes, n'a toujours pas rendu ses conclusions sur les compensations proposées par AGO/VINCI pour la destruction des zones humides
  • concernant l'Europe, il y a eu une audition (rapide) des tenants et opposants au projet à Bruxelles le 20 mars, et désormais DEUX directions européennes s'intéressent de près au projet : la Direction Générale de l'environnement (loi sur l'eau, espèces protégées... ) et la Direction Générale de la concurrence (pour distorsions possibles à la règle de non concurrence au profit de Vinci : voir pj) ; le gouvernement français doit répondre aux questions pour le 15 avril...


Nous sommes dans une phase absolument décisive. Sommes-nous en train de gagner la bataille pour l'abandon du projet ? Avons-nous franchi le point de non-retour où l'attaque au bazooka des lieux de résistance n'est politiquement plus possible, vu la mobilisation sur place et dans la France entière ? Ceci expliquerait peut-être les 'difficultés rédactionnelles' de la commission dite de dialogue.
En tous cas, plus que jamais, la mobilisation de tous est indispensable, et le succès des deux prochaines échéances essentiel :

  • l'opération 'Sème ta zad' le 12 avril : grande manifestation de mise en culture en fonction de projets, qui se déroulera à partir de plusieurs lieux, et lancera le processus (même si l'état du terrain ne permet pas le démarrage effectif de tous les travaux nécessaires et prévus). Cette opération, préparée en commun ZAD-copain44,, soutenue par l'ACIPA et la Coordination, se situe dans la suite d'actions engagées : réoccupation/construction de maisons, occupation et retour du bétail dans la ferme de Bellevue, et remise en culture). Elle sera suivie le 13 avril d'une réunion/échange d'infos des collectifs présents.
  • L'opération 'chaîne humaine' du 11 mai doit absolument être un très grand succès : elle se déroule dans la période des six mois décrétée par le gouvernement au moment de la commission de dialogue, et il faut que nous frappions UN TRES GRAND COUP. Localement, tous les moyens logistiques sont actionnés, la communication nationale et internationale préparée, avec en particulier les moyens de survol par hélicoptère de la presse.

Il est indispensable que la mobilisation de responsables nationaux des organisations, partis, se fasse le plus vite possible et les présences annoncées.
L'achat (l'engagement) par les organisations de tronçons de la chaîne est un moyen de mobilisation et de visibilité (ce qui ne signifie pas que les regroupements se fassent par orga) ; les drapeaux, banderoles... seront possibles, et la dispersion peut en être intéressante. Par contre une visibilité géographique (banderoles de collectifs ou comités) peut être très positive. Les 2€ par personne, quoique très fortement souhaités, ne sont plus exigés.
La diffusion des panneaux dans les champs le long des routes est un autre aspect de la mobilisation et de sa visibilité dans toute la France. (voir le site).
Il est également grand temps de lancer, si ce n'est déjà fait, la réservation des cars pour le transport : les cars pourront s'approcher plus près que les voitures pour poser les manifestants, et les reprendre ensuite le soir. Il faudra aussi faire le maximum pour le co-voiturage, car les pbs de parking vont être cruciaux. Il faut annoncer sur le site, dans l'espace prévu, les cars et co-voiturages organisés.
Une participation pour le 11 mai qui apparaîtrait moins massive que celle du 17 novembre serait une catastrophe, et c'est peut-être aussi ce que pourrait chercher le pouvoir en temporisant sur les expulsions/destructions (il a peut-être enfin compris à quel point ces dernières soulèvent l'indignation!).
Il est donc grand temps de prendre tous les moyens pour le succès de la chaîne.

Nous allons la réussir !

Voir aussi le site de la chaîne humaine citoyenne

samedi 30 mars 2013

Pour plus de moyens au service des enfants des Ulis

EELV-Les Ulis soutient 
les professeurs en grève depuis une semaine
et les parents d'élèves, eux aussi, dans la lutte
au collège Aimé Césaire
pour plus de moyens au service des enfants des Ulis



vendredi 29 mars 2013

Oui à l'abrogation du délit de racolage.


Europe Ecologie-Les Verts des Ulis, se félicite de voir que la commission des Lois du Sénat a adopté mercredi 20 mars 2013, la proposition de loi d’Esther Benbassa (EELV) abrogeant le délit de racolage public. Cette proposition a été examinée le 28 mars par la Haute Assemblée et adoptée par le sénat dans la foulée. Le texte avait été voté, lors de la commission, "à une très forte majorité" par la gauche, mais aussi par une partie des sénateurs de droite présents. La loi pour la sécurité intérieure de 2003 (LSI ou Loi Sarkozy II) adoptée par le parlement, le 18 mars 2003, a pénalisé le racolage, actif et passif, en le punissant d’une peine maximale de 2 mois d’emprisonnement et de 3.750 euros d’amende.

Elle avait pour objectif de diminuer les troubles à la tranquillité publique, tout en permettant à la police et à la gendarmerie de recueillir des informations sur les réseaux de proxénétisme. Ces deux objectifs sont loin d’être atteints, a estimé la rapporteure Virginie Klès (PS).

Elle a observé que la crainte d’être arrêtées avait conduit de nombreuses personnes prostituées à s’éloigner des centres urbains, aggravant leur situation sanitaire et sociale et les exposant à un risque accru de violences. Elle a aussi considéré "paradoxal", alors que la prostitution est licite en France, de traiter en délinquantes les personnes qui s’y livrent alors qu’elles "sont le plus souvent des victimes".

Pour autant, elle a souhaité que l’abrogation du délit de racolage "ne soit qu’une première étape qui devra être suivie d’un ensemble de mesures relatives à la situation des personnes prostituées et à la répression des réseaux de proxénétisme", et en effet nous pensons - à l'instar de ce que l'on peut lire dans une contribution thématique au congrès de Toulouse (2012) du Parti Socialiste - que "ce qui est choquant ce qui n’est pas admissible sur le territoire d’une République comme la nôtre, ce n’est pas d’échanger une relation sexuelle contre de l’argent, c’est d’y être contraint et d’être abandonné face à cette contrainte."

Pour cela "certains voudraient fliquer les citoyens plutôt que de s'engager dans une véritable guerre contre le crime. Guerre qui fera des morts de tous les cotés, certes, mais il faut savoir ce que l'on veut. Il est trop facile de reporter sa responsabilités de pouvoir public impuissant et frileux, sur les citoyens. Oui le trafic humain est une chose immonde qu'il faut combattre, mais il ne suffit pas de le dire, il faut engager les forces de polices contre les vrais criminels plutôt que de les laisser (par exemple) mobilisées à Notre Dame des Landes, à martyriser des jeunes et des moins jeunes, amoureux de la liberté et de la Terre, afin de protéger des intérêts de bétonneurs privés. C'est juste une question de priorités." précise Bruno BOMBLED.

vendredi 22 mars 2013

Pour en finir avec la « technologie fragile »



Une loi contre l’obsolescence programmée
Pour en finir avec la « technologie fragile »

Batterie d’Iphone irremplaçable, imprimante subitement en panne le lendemain de la garantie légale, chauffe-eau indémontable, cartouches d’encre in-rechargeable… autant d’exemples du quotidien qui démontrent l’impuissance du consommateur vis-à-vis des stratagèmes utilisés par certains industriels pour écourter la durée de vie de nos produits. L’obsolescence programmée vise à accélérer artificiellement la fin de vie des produits contraignant les consommateurs à renouveler l’achat pour gonfler les ventes. Ce système impacte le pouvoir d’achat, autant qu’il creuse les inégalités de richesses entre les ménages.

Cette logique, autour d’une technologie conçue pour ne plus durer, représente un scandale écologique. Multipliant l’achat de nouveaux biens, elle conduit à augmenter de façon exponentielle les déchets. De manière globale, la surproduction des produits est incompatible avec la raréfaction des matières premières. La France consomme actuellement 50% de ressources naturelles de plus qu’il y a 30 ans. L’obsolescence programmée symbolise un modèle économique linéaire en crise, de façon structurelle.

Ces pratiques sont à rebours du sens de l’histoire : le progrès au service d’un développement soutenable.

Pour Jean-Vincent Placé : "l’obsolescence programmée, c’est une aberration écologique et sociale. Il faut stopper cette arnaque du tout-jetable. Le droit d’utiliser des produits fiables, réparables et durables doit être garanti."

Pour en finir avec la technologie fragile, Jean-Vincent Placé propose des mesures dans le cadre de sa proposition de loi, parue le jeudi 21 mars 2013, suite à une série d’auditions. Le texte prévoit d’étendre la durée légale de conformité à cinq ans contre deux actuellement, pour encourager les entreprises à créer des produits plus fiables et de qualité, puisque le coût de la réparation leurs incomberait. Elle impose également de mettre à disposition les pièces détachées essentielles au fonctionnement des produits dans un délai d’un mois, pendant une période de dix ans. L’éco-contribution sera également modulable selon la durée de vie du produit. Enfin, la proposition de loi demande un rapport au Gouvernement sur le développement et les perspectives de l’économie de fonctionnalité en France, qui pourrait constituer une alternative économique, complémentaire à l’économie circulaire.

"C'est réellement un excellent début ... Il faudra, cependant, dans les années qui viennent, aller encore plus loin ... l'obsolescence, que certains font passer pour une légende, reste un crime contre l'humanité présente et future." rajoute Bruno BOMBLED

lundi 4 mars 2013

Adieu Stéphane et merci

Stéphane Hessel est mort.
Il a rejoint les justes. 
Souvenons-nous toujours qu'il nous a passé le flambeau de la résistance.
 Nous sommes leurs héritiers. 
Paix à son âme et longue vie à son message.


"Le motif de base de la résistance était l'indignation. Nous vétérans des mouvements de résistance et des forces combattantes de la France libre, nous appelons les jeunes générations à faire vivre, transmettre, l'héritage de la résistance et ses idéaux. Nous leur disons : prenez le relais, indignez-vous ! Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l'ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l'actuelle dictature des marchés financiers qui menacent la paix et la démocratie.

Je vous souhaite à tous, à chacun d'entre vous d'avoir votre motif d'indignation. C'est précieux."

Indignez-vous ! - indigène édition

mercredi 13 février 2013

Les Ulis dans la CAPS est une chance




L’entrée des Ulis dans la CAPS est une chance… Tant pour la CAPS que pour les Ulis, car à l’évidence, l’histoire de notre territoire ne peut négliger l’importance cardinale que représente notre ville.

Il est maintenant temps de se préoccuper de la vallée de Chevreuse dans ce qu’elle a de plus riche et de plus fragile, territoire unique dans sa diversité environnementale, culturelle, éducative, professionnelle..

En effet, il est temps de renforcer nos liens afin que les décisions ne puissent se faire sans les élus locaux. Nous, EELV Les Ulis appelons la CAPS à créer un modèle de fonctionnement dans lequel :
  • les villages gardent toute leur place territoriale et historique,
  • la synergie des villes et villages permette à tous et à chacun d’améliorer l’aménagement des territoires grâce à une solidarité sincère
  • le respect de cet environnement exceptionnel accompagne toutes les décisions
  • ensemble, nous réduisions notre impact énergétique, notre production de déchets, notre consommation d’eau,
  • le développement économique, devienne un enjeu mutuel afin de réduire au maximum l’impact de la crise sur le bassin d’emploi
  • l’implication de la population dans les choix soit systématique
  • le soucis de l’amélioration du quotidien des gens soit le fer de lance des décisions
Nous EELV des Ulis appelons la CAPS à innover, à inventer une manière de travailler, à réinventer l’organisation des logements, des transports, à renouveler les liens entre les habitants, les entreprises, les établissements scolaires et universitaires, à favoriser l’émergence de nouveaux acteurs.

Il est temps que les villes de notre territoire assument leur histoire commune afin d’offrir à l’ensemble des habitants un cadre de vie agréable, des perspectives futures, un développement équitable de l’économie et de l’emploi. Bref, il est temps pour la CAPS de se forger une culture commune.

Etienne CHARRON, votre nouveau conseiller communautaire de la CAPS. 
echarron@lesulis.fr

Mariage pour tou-te-s : un vote historique



Douze ans après les Pays-Bas, sept ans après l’Afrique du Sud, la France a enfin traduit, dans la loi, l’égalité de tou-te-s devant le mariage, en l’ouvrant aux couples de même sexe et cela avec 329 pour, 229 contre et 10 abstentions. C'est avec fierté que nous relevons que les écologiste d'EELV sont les seuls à avoir voté unanimement pour la mariage pour tous. Parité et Unité sont aux rendez-vous des valeurs écologistes. Bravo les écolos !!!! La loi sera examinée à partir du 2 avril au Sénat.

N’en déplaise aux conservateurs homophobes qui se sont donnés en spectacle assez lamentablement au cours des dernières semaines, ce moment historique n’entrainera pas de crise anthropologique dans notre pays.

Le vote de cette loi est un moment politique particulièrement émouvant pour les écologistes. Ce sont eux qui les premiers se sont mobilisés pour ce combat – nous nous souvenons du mariage organisé à Bègles il y a plus de 10 ans -, en dépit des résistances parfois violentes et empreintes de bêtise. Notamment celles de certaines personnalités de premier plan auxquelles il aura fallu de nombreuses années pour évoluer sur la question.

Cette avancée ne doit pas nous faire oublier que le chemin de l’égalité pour les personnes LGBT n’est pas encore tout à fait terminé. Egalité devant la loi, avec par exemple la question de l’adoption pour toutes et tous ou de la procréation médicalement assistée. Mais aussi égalité dans les faits. Les récentes manifestations ont illustré combien une homophobie prégnante demeure chez certains et combien de nombreuses personnes en souffrent au quotidien. Il n’est que temps d’ouvrir ces nouveaux chantiers

mardi 29 janvier 2013

Comité de Soutien NDDL du plateau de Saclay

Prochaine réunion du comité de soutien
Notre Dame des Landes
du Plateau de Saclay

Jeudi 21 février 2013

à 20 h 30

St Rémy-lès-Cheveuses,
salle de l'ancienne mairie
face au RER B



dimanche 13 janvier 2013

Intervention militaire au Mali

Europe Ecologie-Les Verts prend acte de la décision du Président de la République d'engager militairement des troupes françaises afin de contribuer, sous l’égide de la communauté internationale, au rétablissement de l’intégrité territoriale du Mali.

Depuis plusieurs années, des groupes armés islamistes mènent des actions violentes de déstabilisation de ce pays et ces derniers jours, les autorités légitimes du Mali ont fait appel à la communauté internationale pour les aider à repousser une offensive sans précédent de nature à remettre en cause l’existence même du pays et à déstabiliser l’ensemble de la région.

Le conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies a accueilli favorablement cette demande, soutenue par les pays d’Afrique de l’Ouest et les autorités européennes ont appelé à « un déploiement rapide d’un dispositif de soutien à l’armée régulière malienne » : c’est donc dans le cadre du droit international que des forces armées françaises sont engagées aux côtés de forces sénégalaises et nigérianes.

Conscients de la gravité de la situation, en ayant une pensée pour les otages retenus dans la région, EELV, tout en regrettant que le Parlement n'ait pas été consulté en amont de cette décision, souhaite que l'opération engagée par la France soit strictement limitée dans le temps et que l'armée française laisse très rapidement la place à une force d'intervention africaine qui aura pour mission de veiller à la mise en place, en accord avec les populations concernées, d'un processus démocratique et d'une paix durable.

Europe Ecologie - Les Verts

Accords de Wagram : des avancées et des insuffisances

Les négociations sur les règles de l’organisation du travail ont abouti hier à un compromis entre plusieurs organisations représentatives des salariés et patronales.

Cet accord marque un changement important dans la gouvernance du pays. il remet le dialogue social au cœur de ses pratiques, en rupture avec l’absence totale de considération pour les partenaires sociaux autres que le MEDEF, qui caractérisait le précédent gouvernement et illustre la volonté du gouvernement de renforcer le rôle de la négociation collective par rapport à la loi ou au règlement.

EELV-les Verts constate des avancées réelles : extension de l’assurance-santé, droits rechargeables à l’assurance-chômage, crédit-formation (vers un véritable droit à la formation tout au long de la vie)… Souhaitant accompagner les nouvelles formes de mobilité professionnelle, l’accord fait référence avec pertinence à la formation-accompagnement des salariés, ce qui demandera une réforme du dispositif de formation, et rappelle utilement le rôle des Régions dans ce domaine. Enfin, le texte de l’accord résulte d’un compromis équilibré en phase avec les réalités du marché du travail sur les thèmes du temps partiel et des contrats à durée déterminée.

EELV déplore en revanche plusieurs dispositions qui remettent en cause les droits des Comités d’Entreprise en ce qui concerne les licenciements économiques et vident de sa substance le pouvoir de contrôle de cette instance représentative du personnel. Cela n'est pas acceptable. D'une manière générale, EELV regrette la pauvreté des mesures en faveur de l'amélioration de la démocratie dans l’entreprise. Ainsi, alors que ces nouvelles mesures auront un impact indéniable sur les conditions de travail, rien n'est prévu en matière de consultation du CHSCT (comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail). C'est un oubli qui risque d'avoir des conséquences lourdes pour la santé des salariés et pour le maintien dans l'emploi des salariés vieillissants.

EELV estime enfin que trois nouveaux dispositifs semblent insuffisants en l’état :

  • les périodes de mobilité externe qui sans contrôle des instances du personnel peuvent se transformer en licenciements déguisés ;
  • les accords de maintien dans l’emploi, pour lesquels l’expérience montre qu’ils se sont souvent révélé un leurre pour les salariés en n’empêchant pas in fine les licenciements économiques ;
  • l’obligation des salariés à se soumettre aux contraintes de mobilité géographique et professionnelle résultant d’une décision de réorganisation de l’employeur.


Europe Ecologie - Les Verts

jeudi 13 décembre 2012

Appel à Delphine Batho : Soyons cohérents, de Doha à Notre-Dame-des-Landes !

Europe Écologie-Les Verts-Les Ulis, a pris connaissance de la décision du tribunal de Saint-Nazaire autorisant le préfet à ordonner la destruction des cabanes construites après la manifestation du 17 novembre sur le site de la Châtaigneraie à NDDL, puis, dans la foulée, l'autorisation d'expulser leurs occupants.

Nous nous étonnons du traitement inégal par la justice des recours engagés par les différents acteurs. Les demandes de la Préfecture visant à l’expulsion et la destruction d’habitations ont été rapidement examinées. Les recours des associations opposantes, qui contestent les arrêtés préfectoraux visant à limiter la liberté de circulation, ne l’ont toujours pas été, le juge semblant considérer jusqu’alors l’absence d’ « urgence à statuer ».

Nous invitons donc Delphine Batho, ministre de l’écologie, à tout mettre en œuvre pour que cesse cette inégalité de traitement.

La ministre devrait aussi mettre ses actes en accord avec le discours défendu par la France à Doha. Comment continuer à soutenir ici la destruction de zones humides et de terres agricoles, en augmentant la dette publique au profit d’une multinationale du béton ? L’aéroport Nantes-Atlantique actuel répond aux besoins prévisibles si on le compare à d’autres aéroports internationaux. Professionnels et observateurs du trafic aérien s’accordent sur ce point. L’avion est le moyen de transport le plus émetteur en gaz à effet de serre (GES) au km/passager. Nous aimerions donc voir la ministre demander d’octroyer les moyens prévus à Notre-Dame-des-Landes au développement des transports d'avenir, moins émetteurs de GES.

Après des semaines de violences inacceptables, vu les engagements du Président de la République et du gouvernement à permettre l’apaisement, la destruction des cabanes de la Châtaigneraie et l’expulsion de leurs occupants seraient incompréhensibles.

Les élu-e-s et militant-e-s d’Europe Écologie-Les Verts-Les Ulis, réaffirment leur soutien à la mobilisation pacifique contre le projet de nouvel aéroport de Notre-Dame-des-Landes, pour la préservation des espaces naturels et agricoles, pour la prise en compte des enjeux climatiques et pour un aménagement équilibré et durable du territoire en matière d’infrastructures.

Nous appelons les militants écologistes à rejoindre en masse les comités de soutien qui se créent sur tout le territoire.

EELV-Les Ulis

mardi 11 décembre 2012

Modification des taux de TVA pour 2014


Modification des taux de TVA pour 2014 : les élus écologistes des Ulis dénoncent un coup dur porté à la transition écologique, et réclament un retour au taux réduit de 5 % pour les transports publics, comme pour les produits de première nécessité

Faisant suite à l’annonce par M. le Premier ministre d’une modification des taux de la TVA pour 2014, les élus EELV des Ulis réclament un retour au taux réduit pour les transports publics.

Le gouvernement a annoncé la perspective d’une augmentation de la TVA sur les services de 7% à 10%.

Pour les transports publics, après le passage de 5,5 à 7 %, décidée le 7 novembre 2011, cette nouvelle hausse traduirait un quasi-doublement de la TVA en 3 ans. Soit un impact important sur les usagers et les collectivités territoriales, donc les citoyens, de plusieurs dizaines de millions d'€. Les transports publics ont besoin en priorité de financements et de recettes, et non de taxes supplémentaires.

Dans les faits, la première augmentation s’est soldée par un transfert de charge du déficit de l’État vers les collectivités locales.

A l’heure où toutes les politiques convergent vers la nécessité d’un transfert massif des déplacements de la voiture individuelle vers les transports collectifs, et où la transition énergétique est une nécessité, cette nouvelle augmentation constitue un mauvais signal, alors que continuent à exister tant de niches fiscales anti-écologiques : non-taxation du kérosène, sous-taxation du gazole, surévaluation des remboursements kilométriques ...

C’est la raison pour laquelle, considérant la nécessité de pouvoir mettre effectivement en œuvre le droit au transport pour tous consacré par la LOTI et, d’autre part, encourager l’attractivité des transports publics par rapport à la voiture individuelle, nous demandons que les transports publics puissent bénéficier du taux de TVA le plus bas. D'autant qu'un grand nombre d'usagers des transports publics sont des personnes à revenus modestes qui verraient leur pouvoir d'achat directement impacté par cette hausse de la TVA.

Cette nouvelle augmentation va à l’encontre des politiques tarifaires incitatives et pèsera sur le déficit d’exploitation des réseaux limitant leur capacité d’investissement pour développer de nouveaux services de transport.

Nous appelons à la responsabilité du gouvernement pour qu’il mette ses différentes politiques en cohérence, et ramène le taux de la TVA sur les transports à 5 %, comme il s’apprête à le faire pour les produits de première nécessité.

Étienne Charron

Notre-Dame-des-Landes: Réaction d’EELV suite au jugement en référé du tribunal de Saint-Nazaire

Europe Ecologie Les Verts a pris connaissance de la décision du tribunal de Saint-Nazaire autorisant le préfet à ordonner la destruction des cabanes construites après la manifestation du 17 novembre sur le site de la Châtaigneraie à Notre-Dame-des-Landes.

Europe Ecologie Les Verts s’étonne du traitement inégal accordé par la justice aux recours engagés par les différents acteurs du dossier. Les demandes de la Préfecture, visant à l’expulsion et la destruction d’habitations ont été rapidement – et favorablement – examinées. Les recours des associations opposantes, qui contestent les arrêtés préfectoraux visant à limiter la liberté de circulation, n’ont toujours pas été examinés, le juge semblant considérer jusqu’alors l’absence « d’urgence à statuer ».

La décision du Tribunal de Saint-Nazaire ne change rien aux nombreuses procédures en cours qui témoignent de la fragilité juridique du projet.

Europe Ecologie Les Verts rappelle enfin qu’il appartiendra aux pouvoirs publics de décider ou non de l’exécution de la décision du Tribunal. Après des semaines de violences inacceptables et de quadrillage policier du site ; au regard des engagements du Président de la République et du gouvernement à permettre l’apaisement ; moins de deux semaines après la mise en place difficile d’une « commission du dialogue » visant à entendre l’ensemble des parties, la destruction des cabanes de la Châtaigneraie et l’expulsion de leurs occupants seraient proprement et strictement incompréhensibles. Europe Ecologie Les Verts appelle les pouvoirs publics à la retenue et la modération.

Enfin, EELV réaffirme son soutien à la mobilisation pacifique contre le projet de nouvel aéroport de Notre Dame des Landes, pour la préservation des espaces naturels et agricoles, pour des investissements raisonnés et durables, et pour un aménagement équilibré du territoire.

samedi 1 décembre 2012

L’aéroport de Notre Dame des Landes ne doit pas se faire.

Au saccage nous choisissons la vie.


Considérant :
  • Que le dérèglement climatique est désormais incontestable,
  • Que le prix des carburants ne cessera plus d’augmenter,
  • Que la destruction des écosystèmes s’accélère et que les zones humides de Landes sont un des écosystèmes de préservation de la biodiversité parmi les plus fragiles et les plus menacés en France.
  • Que l’artificialisation des terres agricoles se poursuit.
  • Que l'impact des nuisances d'un aéroport sur les hommes comme sur l'environnement dépasse largement le périmètre, stricto sensu, du dit aéroport, nous le savons bien aux Ulis
  • Que la seule justification de cet aéroport est la diminution des nuisances de l'aéroport de Nantes alors même que le gouvernement pourrait envisager un réaménagement plus respectueux de l'environnement et des hommes de Nantes-Atlantique, à l'instar de pays européens qui modernisent l'existant plutôt que de construire sans cesse
  • Que le coût financier des aéroports pour les collectivités en situation économique dégradée est insoutenable face aux urgences sociales induites par la crise des financiers
  • Est-il bien raisonnable d’investir plus de 250 millions d’euros d’argent public pour aider une multinationale à bétonner et saccager plus de 2000 hectares de terres agricoles et de zones humides ?

Souvenons-nous que :
  • Lors de l’enquête publique, 80 % des contributions faites aux sept enquêteurs étaient opposées au projet. Cependant, l’enquête s’est quand même avérée positive et a validé la Déclaration d’Utilité Publique (DUP). Deux enquêteurs ont d’ailleurs démissionné indignés par cette décision.
  • Lors de la DUP, l’ACIPA a déposé cinq recours au Conseil d’Etat pour annuler la procédure. Ils ont été rejetés sans motivation.
  • L’argument de la saturation de Nantes Atlantique ne tient pas, car ce qui sature un aéroport n’est pas le nombre de passagers mais le nombre de mouvements c’est dire de décollages et d’atterrissages. Nantes Atlantique stagne à ce sujet depuis dix ans.
  • A ce sujet, comparons ce qui est comparable et observons que Nantes Atlantique (3 million de passagers) est comparable à des aéroports majeurs comme Genève (10 millions), Londres-Gatwick (31 million) ou bien encore San Diego (17 million) et qui ne s'affichent pas comme saturés.
  • L'Allemagne compte 49 aéroports, et la grande Bretagne 37 alors que la France en compte plus de 147 dont 14 dans le grand ouest et 2 en Loire Atlantique. S'il fallait que l'on batte nos voisins européens sur quelque chose, ne cherchez pas, c'est chose faite !
  • L’aéroport de NDDL n’est plus conçu pour neuf millions de passagers mais pour quatre millions, c’est à dire le même nombre que dans l’aéroport actuel.
  • Le projet est passé de 16 % de fonds publics à 44 %.
  • Avec ses 1600 ha prévus (1/4 de la superficie de Strasbourg ou 1/7 de la superficie de Paris intra-muros), l'Ayraultport de Notre Dame des Landes sera plus grand qu'Orly (1 528 hectares) ou Roissy.
  • L’aéroport de Nantes Atlantique est classé parmi les aéroports les moins dangereux au monde.
  • Que les pilotes se demandent pourquoi les procédures de décollages et d’atterrissages les obligent à passer au-dessus de Nantes alors que, dans 80 % des mouvements, cela ne se justifie pas.
  • Que si par malheur NDDL se faisait, Nantes Atlantique ne fermerait pas car Airbus resterait.
  • Etc …

Aujourd'hui aucun argument recevable n'est opposé par le gouvernement à l'ensemble des acteurs impliqués dans cette bataille (habitants, agriculteurs, techniciens, pilotes, politiques, scientifiques etc …)

Souvenons-nous, également, que François Hollande, le 14.septembre.2012, déclarait à l'occasion de la Conférence Environnementale que « Lutter contre la consommation rapide des terres agricoles, ce n'est pas protéger une profession, c'est protéger le pays, c'est la raison pour laquelle nous ne pouvons pas accepter que disparaissent 100 000 hectares de terres agricoles tous les ans. La lutte contre le gaspillage qu'accentue l'étalement urbain sera menée avec tous les moyens juridiques nécessaires. » Nous espérons que cette lueur de lucidité n’était pas juste de l’affichage écologique sans profondeur … L’avenir nous le dira.

Aujourd'hui ce projet, datant (et daté) des années 60 n'est plus en adéquations avec les défis (énergétiques, agricoles, économiques et climatiques) du XXIème siècle, fédère des milliers et des milliers citoyens de tout le pays (souvent ceux qui ont voté pour le changement maintenant) qui disent Non aux vielles solutions destructives, productivistes, carbonées et bétonnées qui nous emmènent droit dans le mur et préfèrent des solutions durables, basées sur le respect des équilibres naturels du seul vaisseau spatial que nous ayons.

Aujourd'hui le gouvernement propose de revenir à la table des négociations, en instituant une « commission du dialogue » mais nous regrettons que les conditions pour une rencontre efficace, juste et équitable ne soient pas réunies. Le gouvernement de préciser que le but de ces rencontres serait pour expliquer le bien fondé du projet et que les ministres de l’Ecologie Delphine Batho, du Transport Frédéric Cuvillier et de l’Agriculture Stéphane Le Foll «confirment la nécessité de poursuivre le déroulement du projet de transfert de l’aéroport de Nantes-Atlantique». Propos confirmés ensuite par Frédérique Espagnac, co-porte-parole du PS, qui a affirmé que le projet « se fera dans tous les cas de figure ». Nous n'appelons pas cela un dialogue mais bien un monologue ... nous ne l'acceptons pas !

Ne souhaitant pas que ce projet devienne le Larzac de la Gauche, comme une tache indélébile sur l’action du gouvernement ni le symbole d'une vision bétonnée et carbonée de notre avenir, nous, écologistes de l’Essonne - menacés, également par le bétonnage de notre région par les projets non concertés et sans visions durables – en solidarité avec les manifestants et opposants à ce projet inapproprié et inutile, souhaitons affirmer, avec force, que ce projet ne doit pas se faire, tant pour des raisons écologiques, que sociales et économiques.

Nous, écologistes de l’Essonne, demandons au gouvernement de revenir sur ce projet et de l’abandonner définitivement, au profit d’une véritable conversion écologique de notre pays, seule garante d’un avenir durable et pacifique pour notre peuple.

EELV-Les Ulis.

dimanche 25 novembre 2012

Communiqué NDDL suite à l’annonce par le premier ministre de la création d’une commission du dialogue

Europe Écologie Les Verts se félicite des signes favorables que le gouvernement a envoyé ce samedi 24 novembre sur le dossier de Notre-Dame des Landes. L’annonce, ce soir, par le Premier ministre de la création d’une « commission du dialogue dès la semaine prochaine », répondant à la proposition d’EELV de mise en place d’une médiation, est en ce sens une excellente nouvelle.

EELV affirme depuis toujours l’analyse que rejoint aujourd’hui le gouvernement, qui écrit que « des interrogations subsistent malgré les concertations légales et les décisions des collectivités ». Remettre autour de la table toutes les parties prenantes est évidemment nécessaire et permettra de donner à ce débat toute l’envergure au fond, et toute la clarté dans la forme, qu’il mérite.

Cette annonce, après celle des ministres de l’agriculture, des transports et de l’environnement précisant que les travaux de défrichement ne seraient pas entamés avant au moins six mois, démontre une vraie attention de la part du gouvernement à la réalité du terrain, et récompense la mobilisation des opposants et leur grande manifestation du 17 novembre.

En parallèle, il faut désormais apaiser la zone, et sans délai arrêter l’intervention policière en ordonnant le retrait des forces de l’ordre.

Europe Écologie Les Verts souhaite évidemment être un acteur impliqué dans le dialogue que le gouvernement va ouvrir. Dès la semaine prochaine, nous ferons connaître des premières propositions en la matière.

Jean-Philippe Magnen, porte-parole

dimanche 18 novembre 2012

EELV-Les Ulis était à Notre Dame des Landes

Nous voici partis à 5h du matin des Ulis pour faire route, en ce 17 Novembre 2012, vers Notre Dame des Landes et participer à cette journée qui marquera dans la lutte contre le projet inutile d'Ayraultport.

Aux péages, nous croisons des barrages filtrant de la douane et de la gendarmerie qui ralentissent, par excès de zèle, les cars qui transportent les manifestants venant de la France entière ... c'est ce que nous racontent, sur l'aire d'autoroute, des militants venant de Lyon et de Grenoble.

Puis au bout de 3 h 30 de route, nous arrivons à Notre Dame des Landes comme on arrive à Lourdes, tout ému d'être là.


Je m'en retourne, de cette journée festive, familiale et bon enfant, à Notre Dame des Landes, les yeux remplis des images de la Vache rit, du bocage, des tracteurs et des résistants. Je m'en retourne le coeur gonflé à bloc en voyant la masse de gens qui était là pour défendre les terres agricoles contre le bétonnage. 20000, 30000 ou 40000 personnes ? je ne sais pas, ce que je sais c'est qu'il y avait un monde dingue. Des cars venaient d'IdF, de Lyon, de Grenoble, d'Alsace, de Normandie, de Marseille, de Suisse, d'Espagne ou bien encore d'Italie. Je reviens avec le plaisir d'avoir été aux cotés de José Bové, de Yannick Jadot, de Karima Delli ou bien encore de Julien Bayou. J'en reviens époustouflé de ce cortège infini s’étalant sur une dizaine de kilomètres.


Y aller était nécessaire, tant pour savoir de quoi on parlait que pour donner du sens au relais que l'on fait ici en Région Parisienne.

Une belle manif qui a rassemblé toute la Gauche du PS, une belle mobilisation que le Gouvernement et le PS ne peuvent ignorer aujourd'hui.


La lutte continue jusqu'à la victoire !


Bruno BOMBLED

dimanche 11 novembre 2012

Les écologistes de l'Essonne solidaires de Notre Dame des Landes

Plateau de Saclay / Notre-Dame-des-Landes
Terres agricoles en danger

A l'initiative du groupe local des 3 vallées, Europe Ecologie Les Verts Essonne organisait, le 10 novembre 2012, une flashmob à Saclay afin de montrer toute leur opposition au projet de nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes (NDDL) en Loire Atlantique.





Plateau de Saclay/NDDL, même combat : Ces deux territoires sont deux terres de lutte contre les grands projets inutiles qui participent de la disparition de terres agricoles et d'espaces naturels à préserver, pour les citoyens d'aujourd'hui et de demain.


Etaient présents : 
EELV, ATTAC, Confédération Paysanne, 
Les jardins de Cérès (AMAP), les jardins de Pecqueuses (AMAP). 



Sur la vidéo ci après, les militants de la flashmob du plateau de Saclay, solidaires des résistants de Notre Dame des Landes, s'expriment :


Merci à Eric Coquelin pour les photos, Merci à Patricia Kasperet et à Kim pour les vidéos.

jeudi 8 novembre 2012

Notre Dame des Landes : Lettre ouverte de la part d'EELV 91

LETTRE OUVERTE À
Monsieur François Hollande,
Président de la République Française
et
Monsieur Jean-Marc Ayrault,
Premier Ministre.

Messieurs,

En octobre 2012, une nouvelle étape, dans l’assassinat bétonné et carboné des espaces agricoles et naturels de Notre Dame des Landes, a été franchie par l’éviction, violente et inadmissible, de manifestants pacifiques de la ZAD (Zone à Défendre), manifestants courageux et opposés à la réalisation du projet d’aéroport soutenu par le Premier Ministre.

C’est pourquoi, en solidarité avec les manifestants et opposants à ce projet inapproprié et inutile, nous, écologistes de l’Essonne - menacés, également par le bétonnage de notre région par les projets du Grand Paris sur le plateau de Saclay ou bien encore d’un Grand Stade de Rugby – souhaitons affirmer, avec force, que ce projet ne doit pas se faire, tant pour des raisons écologiques, que sociales et économiques.

Nous nous permettons de vous rappeler que lors de l’enquête publique, 80 % des contributions faites aux sept enquêteurs étaient opposées au projet. Cependant, les Commissaires enquêteurs ont décidé de donner un avis positif à l’Utilité Publique du projet.

Nous réfutons, avec beaucoup d’autres, l’argument de la saturation de Nantes Atlantique : ce qui sature un aéroport ce n’est pas le nombre de passagers mais bien le nombre de mouvements (décollages et d’atterrissages) qui doit être pris en compte,. Nantes Atlantique stagne, sur ce point, depuis dix ans. D’ailleurs, nous constatons que le futur aéroport, n’est plus conçu pour neuf millions de passagers, mais pour seulement quatre millions, c’est à dire le même nombre que dans l’aéroport actuel. Construire un aéroport sur un terrain très fertile est une grave atteinte à nos capacités de production alimentaire et au capital naturel que nous devons léguer aux générations futures. Il faut également prendre en compte les inévitables zones industrielles et commerciales qui seront induites et, qui se solderont par des milliers d’hectares de zones agricoles et naturelles détruites à jamais.

Vouloir construire un nouvel aéroport, alors qu'il en existe un, actuellement sous-exploité, constitue, à notre sens, une aberration productiviste ; ce d’autant plus que la rentabilité de ce projet ne prend en compte ni le coût ni l’impact de la construction d’un barreau routier gigantesque C’est pourquoi, nous pensons que ce projet, qui est passé de 16 % de fonds publics à 44 % (et probablement plus à la fin), est un gaspillage éhonté des deniers publics face aux urgences sociales et écologiques de notre pays.

A l’heure de la crise énergétique et climatique, à laquelle ne devons déjà faire face et à l’urgente nécessité de réduire nos émissions de gaz à effet de serre, ce projet est totalement contraire aux politiques de lutte contre les changements climatiques.

Le grand bénéficiaire de cette opération sera probablement un grand groupe capitaliste et quelques financiers, ce qui nous semble scandaleux de la part d’un gouvernement de gauche.

Messieurs, nous ne souhaitons pas que ce projet devienne un Larzac de la Gauche, qu’il devienne comme une tache indélébile sur l’action de votre gouvernement ni le symbole de votre vision bétonnée et carbonée de notre avenir. C’est pourquoi, nous vous demandons, avec force, de revenir sur votre projet et de l’abandonner définitivement, au profit d’une véritable conversion écologique de notre pays, seule garante d’un avenir durable et pacifique pour notre peuple.

En espérant être entendus, nous vous prions de croire, Messieurs, en nos respectueuses salutations.

Pour Europe Ecologie-Les Verts Essonne
Le Conseil politique départemental
Au nom du Conseil politique départemental
Jean-Patrick Le Duc
Secrétaire départemental

mercredi 7 novembre 2012

Rapport Gallois : une vision datée de l’avenir

Communiqué de presse Europe Ecologie - Les Verts du 6 novembre 2012


Rapport Gallois et mesures gouvernementales : 
une vision datée de l’avenir


Les arbitrages gouvernementaux rendus ce jour sur la base du rapport Gallois qui ont pour finalité de préparer l’avenir de la France et redonner de la compétitivité à notre économie, ne sont pas à la mesure des enjeux du XXIe siècle. Ils n'osent se tourner résolument vers la construction du nouveau modèle dont le pays a besoin pour affronter les nouveaux défis qui se posent à lui.

Les arbitrages annoncés par le gouvernement ouvrent certes quelques pistes sur l’amélioration du dialogue social, la stabilité réglementaire, le financement public de l'industrie ou les crédits interentreprises, mais ils négligent l’Europe, qui constitue pourtant le cadre de réflexion pertinent aujourd’hui et pour demain. Ils oublient de poser le moindre principe de conditionnalité sociale ou environnementale des aides publiques.

Ces décisions passent à côté des enjeux énergétiques que nos sociétés vont devoir affronter, dont le coût devient chaque jour plus impactant. Elles confortent une vision essentiellement technocratique et court-termiste. A l’inverse de cette vision, Europe Ecologie Les Verts préconise une politique économique décentralisée et innovante.

Ceci passe prioritairement par :
  • une mutation profonde de l'appareil productif, qui prépare une économie bas carbone, qui créera les emplois durables de demain,
  • un effort majeur de formation pour accompagner les entreprises et les salariés dans cette transition,
  • le développement volontariste de la fiscalité écologique, qui doit cesser d'être renvoyée toujours à plus tard, tant il est urgent d'aider à réorienter l'activité productive vers des modes de production plus propres et plus sobres,
  • une révolution des modes de gouvernance des entreprises permettant une répartition plus juste des richesses,
  • une réflexion sur la production coordonnée avec la réflexion sur la consommation, impliquant la réalité des bassins de vie et de travail, et notamment les enjeux de recyclage et d'économie circulaire,
  • la construction massive de logements permettant de diminuer des dépenses contraintes qui grèvent les budgets des ménages et des entreprises, notamment les PME et les PMI…