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jeudi 13 décembre 2012

Appel à Delphine Batho : Soyons cohérents, de Doha à Notre-Dame-des-Landes !

Europe Écologie-Les Verts-Les Ulis, a pris connaissance de la décision du tribunal de Saint-Nazaire autorisant le préfet à ordonner la destruction des cabanes construites après la manifestation du 17 novembre sur le site de la Châtaigneraie à NDDL, puis, dans la foulée, l'autorisation d'expulser leurs occupants.

Nous nous étonnons du traitement inégal par la justice des recours engagés par les différents acteurs. Les demandes de la Préfecture visant à l’expulsion et la destruction d’habitations ont été rapidement examinées. Les recours des associations opposantes, qui contestent les arrêtés préfectoraux visant à limiter la liberté de circulation, ne l’ont toujours pas été, le juge semblant considérer jusqu’alors l’absence d’ « urgence à statuer ».

Nous invitons donc Delphine Batho, ministre de l’écologie, à tout mettre en œuvre pour que cesse cette inégalité de traitement.

La ministre devrait aussi mettre ses actes en accord avec le discours défendu par la France à Doha. Comment continuer à soutenir ici la destruction de zones humides et de terres agricoles, en augmentant la dette publique au profit d’une multinationale du béton ? L’aéroport Nantes-Atlantique actuel répond aux besoins prévisibles si on le compare à d’autres aéroports internationaux. Professionnels et observateurs du trafic aérien s’accordent sur ce point. L’avion est le moyen de transport le plus émetteur en gaz à effet de serre (GES) au km/passager. Nous aimerions donc voir la ministre demander d’octroyer les moyens prévus à Notre-Dame-des-Landes au développement des transports d'avenir, moins émetteurs de GES.

Après des semaines de violences inacceptables, vu les engagements du Président de la République et du gouvernement à permettre l’apaisement, la destruction des cabanes de la Châtaigneraie et l’expulsion de leurs occupants seraient incompréhensibles.

Les élu-e-s et militant-e-s d’Europe Écologie-Les Verts-Les Ulis, réaffirment leur soutien à la mobilisation pacifique contre le projet de nouvel aéroport de Notre-Dame-des-Landes, pour la préservation des espaces naturels et agricoles, pour la prise en compte des enjeux climatiques et pour un aménagement équilibré et durable du territoire en matière d’infrastructures.

Nous appelons les militants écologistes à rejoindre en masse les comités de soutien qui se créent sur tout le territoire.

EELV-Les Ulis

mardi 11 décembre 2012

Notre-Dame-des-Landes: Réaction d’EELV suite au jugement en référé du tribunal de Saint-Nazaire

Europe Ecologie Les Verts a pris connaissance de la décision du tribunal de Saint-Nazaire autorisant le préfet à ordonner la destruction des cabanes construites après la manifestation du 17 novembre sur le site de la Châtaigneraie à Notre-Dame-des-Landes.

Europe Ecologie Les Verts s’étonne du traitement inégal accordé par la justice aux recours engagés par les différents acteurs du dossier. Les demandes de la Préfecture, visant à l’expulsion et la destruction d’habitations ont été rapidement – et favorablement – examinées. Les recours des associations opposantes, qui contestent les arrêtés préfectoraux visant à limiter la liberté de circulation, n’ont toujours pas été examinés, le juge semblant considérer jusqu’alors l’absence « d’urgence à statuer ».

La décision du Tribunal de Saint-Nazaire ne change rien aux nombreuses procédures en cours qui témoignent de la fragilité juridique du projet.

Europe Ecologie Les Verts rappelle enfin qu’il appartiendra aux pouvoirs publics de décider ou non de l’exécution de la décision du Tribunal. Après des semaines de violences inacceptables et de quadrillage policier du site ; au regard des engagements du Président de la République et du gouvernement à permettre l’apaisement ; moins de deux semaines après la mise en place difficile d’une « commission du dialogue » visant à entendre l’ensemble des parties, la destruction des cabanes de la Châtaigneraie et l’expulsion de leurs occupants seraient proprement et strictement incompréhensibles. Europe Ecologie Les Verts appelle les pouvoirs publics à la retenue et la modération.

Enfin, EELV réaffirme son soutien à la mobilisation pacifique contre le projet de nouvel aéroport de Notre Dame des Landes, pour la préservation des espaces naturels et agricoles, pour des investissements raisonnés et durables, et pour un aménagement équilibré du territoire.

samedi 1 décembre 2012

L’aéroport de Notre Dame des Landes ne doit pas se faire.

Au saccage nous choisissons la vie.


Considérant :
  • Que le dérèglement climatique est désormais incontestable,
  • Que le prix des carburants ne cessera plus d’augmenter,
  • Que la destruction des écosystèmes s’accélère et que les zones humides de Landes sont un des écosystèmes de préservation de la biodiversité parmi les plus fragiles et les plus menacés en France.
  • Que l’artificialisation des terres agricoles se poursuit.
  • Que l'impact des nuisances d'un aéroport sur les hommes comme sur l'environnement dépasse largement le périmètre, stricto sensu, du dit aéroport, nous le savons bien aux Ulis
  • Que la seule justification de cet aéroport est la diminution des nuisances de l'aéroport de Nantes alors même que le gouvernement pourrait envisager un réaménagement plus respectueux de l'environnement et des hommes de Nantes-Atlantique, à l'instar de pays européens qui modernisent l'existant plutôt que de construire sans cesse
  • Que le coût financier des aéroports pour les collectivités en situation économique dégradée est insoutenable face aux urgences sociales induites par la crise des financiers
  • Est-il bien raisonnable d’investir plus de 250 millions d’euros d’argent public pour aider une multinationale à bétonner et saccager plus de 2000 hectares de terres agricoles et de zones humides ?

Souvenons-nous que :
  • Lors de l’enquête publique, 80 % des contributions faites aux sept enquêteurs étaient opposées au projet. Cependant, l’enquête s’est quand même avérée positive et a validé la Déclaration d’Utilité Publique (DUP). Deux enquêteurs ont d’ailleurs démissionné indignés par cette décision.
  • Lors de la DUP, l’ACIPA a déposé cinq recours au Conseil d’Etat pour annuler la procédure. Ils ont été rejetés sans motivation.
  • L’argument de la saturation de Nantes Atlantique ne tient pas, car ce qui sature un aéroport n’est pas le nombre de passagers mais le nombre de mouvements c’est dire de décollages et d’atterrissages. Nantes Atlantique stagne à ce sujet depuis dix ans.
  • A ce sujet, comparons ce qui est comparable et observons que Nantes Atlantique (3 million de passagers) est comparable à des aéroports majeurs comme Genève (10 millions), Londres-Gatwick (31 million) ou bien encore San Diego (17 million) et qui ne s'affichent pas comme saturés.
  • L'Allemagne compte 49 aéroports, et la grande Bretagne 37 alors que la France en compte plus de 147 dont 14 dans le grand ouest et 2 en Loire Atlantique. S'il fallait que l'on batte nos voisins européens sur quelque chose, ne cherchez pas, c'est chose faite !
  • L’aéroport de NDDL n’est plus conçu pour neuf millions de passagers mais pour quatre millions, c’est à dire le même nombre que dans l’aéroport actuel.
  • Le projet est passé de 16 % de fonds publics à 44 %.
  • Avec ses 1600 ha prévus (1/4 de la superficie de Strasbourg ou 1/7 de la superficie de Paris intra-muros), l'Ayraultport de Notre Dame des Landes sera plus grand qu'Orly (1 528 hectares) ou Roissy.
  • L’aéroport de Nantes Atlantique est classé parmi les aéroports les moins dangereux au monde.
  • Que les pilotes se demandent pourquoi les procédures de décollages et d’atterrissages les obligent à passer au-dessus de Nantes alors que, dans 80 % des mouvements, cela ne se justifie pas.
  • Que si par malheur NDDL se faisait, Nantes Atlantique ne fermerait pas car Airbus resterait.
  • Etc …

Aujourd'hui aucun argument recevable n'est opposé par le gouvernement à l'ensemble des acteurs impliqués dans cette bataille (habitants, agriculteurs, techniciens, pilotes, politiques, scientifiques etc …)

Souvenons-nous, également, que François Hollande, le 14.septembre.2012, déclarait à l'occasion de la Conférence Environnementale que « Lutter contre la consommation rapide des terres agricoles, ce n'est pas protéger une profession, c'est protéger le pays, c'est la raison pour laquelle nous ne pouvons pas accepter que disparaissent 100 000 hectares de terres agricoles tous les ans. La lutte contre le gaspillage qu'accentue l'étalement urbain sera menée avec tous les moyens juridiques nécessaires. » Nous espérons que cette lueur de lucidité n’était pas juste de l’affichage écologique sans profondeur … L’avenir nous le dira.

Aujourd'hui ce projet, datant (et daté) des années 60 n'est plus en adéquations avec les défis (énergétiques, agricoles, économiques et climatiques) du XXIème siècle, fédère des milliers et des milliers citoyens de tout le pays (souvent ceux qui ont voté pour le changement maintenant) qui disent Non aux vielles solutions destructives, productivistes, carbonées et bétonnées qui nous emmènent droit dans le mur et préfèrent des solutions durables, basées sur le respect des équilibres naturels du seul vaisseau spatial que nous ayons.

Aujourd'hui le gouvernement propose de revenir à la table des négociations, en instituant une « commission du dialogue » mais nous regrettons que les conditions pour une rencontre efficace, juste et équitable ne soient pas réunies. Le gouvernement de préciser que le but de ces rencontres serait pour expliquer le bien fondé du projet et que les ministres de l’Ecologie Delphine Batho, du Transport Frédéric Cuvillier et de l’Agriculture Stéphane Le Foll «confirment la nécessité de poursuivre le déroulement du projet de transfert de l’aéroport de Nantes-Atlantique». Propos confirmés ensuite par Frédérique Espagnac, co-porte-parole du PS, qui a affirmé que le projet « se fera dans tous les cas de figure ». Nous n'appelons pas cela un dialogue mais bien un monologue ... nous ne l'acceptons pas !

Ne souhaitant pas que ce projet devienne le Larzac de la Gauche, comme une tache indélébile sur l’action du gouvernement ni le symbole d'une vision bétonnée et carbonée de notre avenir, nous, écologistes de l’Essonne - menacés, également par le bétonnage de notre région par les projets non concertés et sans visions durables – en solidarité avec les manifestants et opposants à ce projet inapproprié et inutile, souhaitons affirmer, avec force, que ce projet ne doit pas se faire, tant pour des raisons écologiques, que sociales et économiques.

Nous, écologistes de l’Essonne, demandons au gouvernement de revenir sur ce projet et de l’abandonner définitivement, au profit d’une véritable conversion écologique de notre pays, seule garante d’un avenir durable et pacifique pour notre peuple.

EELV-Les Ulis.

dimanche 25 novembre 2012

Communiqué NDDL suite à l’annonce par le premier ministre de la création d’une commission du dialogue

Europe Écologie Les Verts se félicite des signes favorables que le gouvernement a envoyé ce samedi 24 novembre sur le dossier de Notre-Dame des Landes. L’annonce, ce soir, par le Premier ministre de la création d’une « commission du dialogue dès la semaine prochaine », répondant à la proposition d’EELV de mise en place d’une médiation, est en ce sens une excellente nouvelle.

EELV affirme depuis toujours l’analyse que rejoint aujourd’hui le gouvernement, qui écrit que « des interrogations subsistent malgré les concertations légales et les décisions des collectivités ». Remettre autour de la table toutes les parties prenantes est évidemment nécessaire et permettra de donner à ce débat toute l’envergure au fond, et toute la clarté dans la forme, qu’il mérite.

Cette annonce, après celle des ministres de l’agriculture, des transports et de l’environnement précisant que les travaux de défrichement ne seraient pas entamés avant au moins six mois, démontre une vraie attention de la part du gouvernement à la réalité du terrain, et récompense la mobilisation des opposants et leur grande manifestation du 17 novembre.

En parallèle, il faut désormais apaiser la zone, et sans délai arrêter l’intervention policière en ordonnant le retrait des forces de l’ordre.

Europe Écologie Les Verts souhaite évidemment être un acteur impliqué dans le dialogue que le gouvernement va ouvrir. Dès la semaine prochaine, nous ferons connaître des premières propositions en la matière.

Jean-Philippe Magnen, porte-parole

dimanche 18 novembre 2012

EELV-Les Ulis était à Notre Dame des Landes

Nous voici partis à 5h du matin des Ulis pour faire route, en ce 17 Novembre 2012, vers Notre Dame des Landes et participer à cette journée qui marquera dans la lutte contre le projet inutile d'Ayraultport.

Aux péages, nous croisons des barrages filtrant de la douane et de la gendarmerie qui ralentissent, par excès de zèle, les cars qui transportent les manifestants venant de la France entière ... c'est ce que nous racontent, sur l'aire d'autoroute, des militants venant de Lyon et de Grenoble.

Puis au bout de 3 h 30 de route, nous arrivons à Notre Dame des Landes comme on arrive à Lourdes, tout ému d'être là.


Je m'en retourne, de cette journée festive, familiale et bon enfant, à Notre Dame des Landes, les yeux remplis des images de la Vache rit, du bocage, des tracteurs et des résistants. Je m'en retourne le coeur gonflé à bloc en voyant la masse de gens qui était là pour défendre les terres agricoles contre le bétonnage. 20000, 30000 ou 40000 personnes ? je ne sais pas, ce que je sais c'est qu'il y avait un monde dingue. Des cars venaient d'IdF, de Lyon, de Grenoble, d'Alsace, de Normandie, de Marseille, de Suisse, d'Espagne ou bien encore d'Italie. Je reviens avec le plaisir d'avoir été aux cotés de José Bové, de Yannick Jadot, de Karima Delli ou bien encore de Julien Bayou. J'en reviens époustouflé de ce cortège infini s’étalant sur une dizaine de kilomètres.


Y aller était nécessaire, tant pour savoir de quoi on parlait que pour donner du sens au relais que l'on fait ici en Région Parisienne.

Une belle manif qui a rassemblé toute la Gauche du PS, une belle mobilisation que le Gouvernement et le PS ne peuvent ignorer aujourd'hui.


La lutte continue jusqu'à la victoire !


Bruno BOMBLED

jeudi 8 novembre 2012

Notre Dame des Landes : Lettre ouverte de la part d'EELV 91

LETTRE OUVERTE À
Monsieur François Hollande,
Président de la République Française
et
Monsieur Jean-Marc Ayrault,
Premier Ministre.

Messieurs,

En octobre 2012, une nouvelle étape, dans l’assassinat bétonné et carboné des espaces agricoles et naturels de Notre Dame des Landes, a été franchie par l’éviction, violente et inadmissible, de manifestants pacifiques de la ZAD (Zone à Défendre), manifestants courageux et opposés à la réalisation du projet d’aéroport soutenu par le Premier Ministre.

C’est pourquoi, en solidarité avec les manifestants et opposants à ce projet inapproprié et inutile, nous, écologistes de l’Essonne - menacés, également par le bétonnage de notre région par les projets du Grand Paris sur le plateau de Saclay ou bien encore d’un Grand Stade de Rugby – souhaitons affirmer, avec force, que ce projet ne doit pas se faire, tant pour des raisons écologiques, que sociales et économiques.

Nous nous permettons de vous rappeler que lors de l’enquête publique, 80 % des contributions faites aux sept enquêteurs étaient opposées au projet. Cependant, les Commissaires enquêteurs ont décidé de donner un avis positif à l’Utilité Publique du projet.

Nous réfutons, avec beaucoup d’autres, l’argument de la saturation de Nantes Atlantique : ce qui sature un aéroport ce n’est pas le nombre de passagers mais bien le nombre de mouvements (décollages et d’atterrissages) qui doit être pris en compte,. Nantes Atlantique stagne, sur ce point, depuis dix ans. D’ailleurs, nous constatons que le futur aéroport, n’est plus conçu pour neuf millions de passagers, mais pour seulement quatre millions, c’est à dire le même nombre que dans l’aéroport actuel. Construire un aéroport sur un terrain très fertile est une grave atteinte à nos capacités de production alimentaire et au capital naturel que nous devons léguer aux générations futures. Il faut également prendre en compte les inévitables zones industrielles et commerciales qui seront induites et, qui se solderont par des milliers d’hectares de zones agricoles et naturelles détruites à jamais.

Vouloir construire un nouvel aéroport, alors qu'il en existe un, actuellement sous-exploité, constitue, à notre sens, une aberration productiviste ; ce d’autant plus que la rentabilité de ce projet ne prend en compte ni le coût ni l’impact de la construction d’un barreau routier gigantesque C’est pourquoi, nous pensons que ce projet, qui est passé de 16 % de fonds publics à 44 % (et probablement plus à la fin), est un gaspillage éhonté des deniers publics face aux urgences sociales et écologiques de notre pays.

A l’heure de la crise énergétique et climatique, à laquelle ne devons déjà faire face et à l’urgente nécessité de réduire nos émissions de gaz à effet de serre, ce projet est totalement contraire aux politiques de lutte contre les changements climatiques.

Le grand bénéficiaire de cette opération sera probablement un grand groupe capitaliste et quelques financiers, ce qui nous semble scandaleux de la part d’un gouvernement de gauche.

Messieurs, nous ne souhaitons pas que ce projet devienne un Larzac de la Gauche, qu’il devienne comme une tache indélébile sur l’action de votre gouvernement ni le symbole de votre vision bétonnée et carbonée de notre avenir. C’est pourquoi, nous vous demandons, avec force, de revenir sur votre projet et de l’abandonner définitivement, au profit d’une véritable conversion écologique de notre pays, seule garante d’un avenir durable et pacifique pour notre peuple.

En espérant être entendus, nous vous prions de croire, Messieurs, en nos respectueuses salutations.

Pour Europe Ecologie-Les Verts Essonne
Le Conseil politique départemental
Au nom du Conseil politique départemental
Jean-Patrick Le Duc
Secrétaire départemental

mercredi 7 novembre 2012

Rapport Gallois : une vision datée de l’avenir

Communiqué de presse Europe Ecologie - Les Verts du 6 novembre 2012


Rapport Gallois et mesures gouvernementales : 
une vision datée de l’avenir


Les arbitrages gouvernementaux rendus ce jour sur la base du rapport Gallois qui ont pour finalité de préparer l’avenir de la France et redonner de la compétitivité à notre économie, ne sont pas à la mesure des enjeux du XXIe siècle. Ils n'osent se tourner résolument vers la construction du nouveau modèle dont le pays a besoin pour affronter les nouveaux défis qui se posent à lui.

Les arbitrages annoncés par le gouvernement ouvrent certes quelques pistes sur l’amélioration du dialogue social, la stabilité réglementaire, le financement public de l'industrie ou les crédits interentreprises, mais ils négligent l’Europe, qui constitue pourtant le cadre de réflexion pertinent aujourd’hui et pour demain. Ils oublient de poser le moindre principe de conditionnalité sociale ou environnementale des aides publiques.

Ces décisions passent à côté des enjeux énergétiques que nos sociétés vont devoir affronter, dont le coût devient chaque jour plus impactant. Elles confortent une vision essentiellement technocratique et court-termiste. A l’inverse de cette vision, Europe Ecologie Les Verts préconise une politique économique décentralisée et innovante.

Ceci passe prioritairement par :
  • une mutation profonde de l'appareil productif, qui prépare une économie bas carbone, qui créera les emplois durables de demain,
  • un effort majeur de formation pour accompagner les entreprises et les salariés dans cette transition,
  • le développement volontariste de la fiscalité écologique, qui doit cesser d'être renvoyée toujours à plus tard, tant il est urgent d'aider à réorienter l'activité productive vers des modes de production plus propres et plus sobres,
  • une révolution des modes de gouvernance des entreprises permettant une répartition plus juste des richesses,
  • une réflexion sur la production coordonnée avec la réflexion sur la consommation, impliquant la réalité des bassins de vie et de travail, et notamment les enjeux de recyclage et d'économie circulaire,
  • la construction massive de logements permettant de diminuer des dépenses contraintes qui grèvent les budgets des ménages et des entreprises, notamment les PME et les PMI…

mardi 30 octobre 2012

Notre-Dame des Landes : la violence doit cesser


Communiqué de presse d'Europe Ecologie-Les Verts 
du 30 octobre 2012

Alors que l’État poursuit avec violence ce qu'il appelle une opération de « nettoyage » sur le site de Notre-Dame-des-Landes, Europe Écologie Les Verts exige l'arrêt immédiat des opérations de destructions en cours et appelle au retour à la raison. L'avis de la commission d'enquête paru vendredi dernier est en fait un véritable coup d'arrêt au projet.

EELV condamne l'évacuation de personnes, la destruction de maisons, la dégradation de cultures et les atteintes à l'environnement. L'entêtement irraisonné du gouvernement à poursuivre cette démonstration de force ne pouvait que produire l'escalade de violence à laquelle nous assistons et qui a ce matin encore provoqué des blessés.

La Commission d’enquête interdit le démarrage des travaux

Pour qui sait le lire, l’« avis favorable » de la Commission d’enquête en charge de l’examen des dossiers d’autorisation relatifs à la Loi sur l’Eau porte en fait un véritable coup d’arrêt au projet de nouvel aéroport. La Commission a en effet émis deux réserves de taille à la poursuite des procédures, et demande expressément que les travaux ne commencent pas avant que celles-ci n’aient été levées.

La première réserve concerne la méthodologie proposée pour compenser les préjudices écologiques générés par la construction du nouvel aéroport. La Commission d’enquête souligne son caractère « très expérimental » et demande qu’un comité scientifique puisse étudier de près ce qui est proposé par le maître d’ouvrage.

La seconde réserve met le doigt sur l’absence de maîtrise foncière des porteurs de projet : sans un accord clair avec la profession agricole, elle souligne qu’aucune garantie n’est apportée à la mise en œuvre des mesures compensatoires annoncées.

Et la Commission d’enquête insiste sur l’urgence de lever ces deux réserves avant le début des travaux, qui entraîneraient des dommages irréversibles.

Un passage en force

Pour Europe Écologie Les Verts, l’avis de la Commission d’enquête doit ouvrir les yeux aux porteurs du projet. L’État doit cesser immédiatement les destructions en cours, qui créent la situation irréversible que craint la Commission d’enquête, dans un processus de passage en force mis au service d’un projet inacceptable.

Assuré que les réserves émises par la Commission d’enquête ne pourront être levées dans la situation actuelle, Europe Écologie Les Verts lance un appel à la raison et à la réflexion collective sur un projet alternatif et sensé !

Appel à une grande mobilisation de terrain

D’ores et déjà, Europe Écologie Les Verts appelle à la poursuite de la mobilisation contre ce projet inutile sur le terrain et invite toutes les organisations associatives, syndicales et partis politiques à s'unir pour une action de plus grande ampleur.

Elise LOWY, Jean-Philippe MAGNEN, Porte-parole
Contact presse: Marjorie Delmond, 01 53 19 53 15

lundi 1 octobre 2012

Les petites fleurs, les petits oiseaux et les millions d 'emplois



Par 
JEAN-VINCENT PLACÉ 
Sénateur de l'Essonne
et 
président du groupe écologiste au Sénat




Parfois, un simple chiffre déflagre dans la vie politique comme un orage dans un ciel serein. Trois millions. Dans ce pays, 3 millions de femmes et d' hommes ne travaillent pas, pas même à temps partiel.

Il n'y a aucune autre urgence, il n'y a aucune autre obligation qui tienne devant celle-là : redonner du travail à ces 3 millions-là. Pour eux, pour eux surtout, le changement, ce doit être maintenant. Depuis six mois, et c' est à son honneur, Arnaud Montebourg court la France en tentant d'éteindre des feux qui se multiplient. Les plans sociaux s'enchaînent contre lesquels , une fois les caméras éteintes, il ne peut rien. Terrible constat d'impuissance pour celui qui prétendait réindustrialiser la France .On serait enclin à le soutenir s'il ne se jetait pas dans une impasse historique majeure. Le ministre du Redressement productif s'arc-boute sur une vision issue de la révolution industrielle, celle de la permanence des industries du passé. Pour lui, l'avenir de l'emploi en France passe par la réouverture des mines et des hauts fourneaux. Par fonction, Arnaud Montebourg est l'homme du passif. Par conviction, il est l'homme du passé.

La transition écologique de l'économie française porte en elle des millions d'emplois que, depuis des années, par incapacité à changer de logiciel économique , nous refusons de créer.

Les énergies renouvelables, l'efficacité énergétique, le recyclage, la gestion durable des ressources naturelles ...autant de secteurs d ' avenir que le manque d'investissement chronique et la faiblesse de la recherche ne permettent pas de développer en France. L'Allemagne ,les Etats-Unis , la Chine , le Danemark sont les leaders de ce marché. Selon l'Union Européenne, les seuls secteurs des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique permettraient de créer cinq millions d'emplois d'ici à 2020.

La France est le pays des trains ratés. Le pays du Minitel contre Internet [...]. Nous ne devons plus l'accepter. Depuis trois mois, l'énergie du gouvernement est tout entière mobilisée sur le dossier PSA et, demain, le cas Renault. Et c' est normal, et c' est juste : il ne faut pas désespérer Aulnay. Mais cela ne se fera pas sans changer de politique en matière automobile .La France est le dernier pays , ou presque, à soutenir la motorisation diesel. Notre parc est un des plus diésélisés au monde.

L'enjeu de la conversion automobile est d'abord un enjeu de santé publique : 42 000 décès sont liés en France aux particules fines.

C'est ensuite un enjeu d'emploi : si les constructeurs français continuent de produire les mêmes véhicules, ils les vendront de moins en moins dans un marché européen en surcapacité et fermeront leurs usines.

C'est, enfin, un enjeu économique : nos véhicules s'exporteront mieux si nous abandonnons le diesel dont tant de pays ne veulent pas.

Le plan automobile du gouvernement, qui va dans le bon sens, n'assume pas l'impérieuse nécessité d'adapter la filière automobile française aux exigences du développement durable. La construction de véhicules sobres, de petite taille et à vitesse limitée, un système de bonus-malus écologique, la suppression de la niche fiscale qui subventionne le diesel, un programme ambitieux de recherches publiques et privées, une incitation à privilégier les transports collectifs notamment via leur gratuité pour les familles les plus modestes ... les pistes ne manquent pas. La volonté politique, si .

Lors de l'ouverture de la Conférence environnementale, le président de la République a beaucoup évoqué la nécessité de la transition écologique de notre économie. En clôture, le Premier ministre a pris, sur ce sujet, des engagements. Pour autant, l'impression persiste que tous, au sein du gouvernement, n'ont pas acté l'importance future de l'économie verte. L'éolien est une filière d'avenir. Le solaire aussi. [...]. Comme ne le sont pas les activités liées aux hydrocarbures et aux énergies fossiles.

Le combat que mènent les écologistes est un combat pour la planète, pour les ressources naturelles, pour les pays en développement et pour les peuples. C'est aussi, n'en déplaise aux libéraux imbéciles qui serinent qu' il n'est d'autre avenir que dans un productivisme outrancier et une finance dérégulée lesquels ont conduit le monde dans les crises où nous sommes, un combat pour l'emploi, pour l'économie et pour le travail pour tous . Alors, on peut faire le tour des murs de la vieille économie sept fois en soufflant dans les trompettes du TSCG, des industries polluantes et de la rigueur en espérant qu'ils se relèvent.

Ou nous pouvons faire un autre choix. L'économie verte n' est pas un luxe pour bobos. C'est l'avenir des travailleurs de ce pays, celui de nos industries et de nos PME, celui de nos exportations et de la recherche.

Libération - 1er octobre 2012

mercredi 26 septembre 2012

AG 21 : les Ulis ne sont pas sur une autre planète


Déclaration d’Europe Écologie-Les Verts en Conseil municipal des Ulis
Par Bruno BOMBLED
24 Septembre 2012

"Une fois n'est pas coutume nous allons nous permettre de citer un premier ministre en exercice : « Le constat est sans appel : les ressources naturelles s’épuisent, la biodiversité recule, les émissions de gaz à effet de serre se concentrent, la qualité de l’eau et de l’air se dégrade », a déclaré le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault lors de la conférence environnementale de ce mois-ci.

Hum qu'il est bon d'entendre, de la bouche de personnes autres qu'écologistes, ce que nous disons et clamons depuis des dizaines et des dizaines d'années. Ne boudons pas notre plaisir car visiblement notre gouvernement est au courant et ne peut plus dire qu'il ne savait pas. Prenons-le au mot et jugeons-le sur ses actes !

Ne boudons pas notre plaisir mais que d'énergie dépensée pour en arriver là, que de temps perdu ! Qu'il est difficile d'avoir raison avant les autres car nous apparaissons oiseaux de mauvais augure et comme il serait bon d'avoir tort, car nous n'aurions pas le risque du changement climatique, nous n'aurions pas la crise énergétique qui nous pend au nez. Mais il se trouve que les écologistes ont toujours eu raison sur les alertes lancées comme viennent encore de nous le confirmer les résultats effarants des effets des OGM, dévoilés cette semaine ou bien encore les observations de fonte de la banquise qui vont au-delà des prévisions scientifiques.

Tout s'accélère et notre humanité avance à pas de tortues.

Tout s'accélère et nous ne faisons pas ce qu'il faut pour nous sauver nous-même comme le montre l'étude du cabinet TEC (Tourisme Environnement Consultants) qui a simulé auprès d'un échantillon de ménages le passage vers un mode de vie plus sobre en carbone et analysé les arbitrages micro-économiques et les facteurs socio-culturels activant ou freinant la transition. Les personnes interrogées parviennent à se projeter dans un imaginaire bas carbone, mais choisissent prioritairement des mesures associées au logement et à l'alimentation, alors que les transports arrivent en dernier : le renoncement au transport aérien reste difficile, l'avion étant encore un vrai marqueur social. Les ménages préfèrent picorer en éteignant les appareils électroniques ou en utilisant moins d'emballage, bref ils consentent à de nombreux petits choix plutôt qu'ils ne renoncent aux comportements les plus émetteurs.

Et il en est de même pour les collectivités.

Il en est de même et pourtant il nous faut accélérer si nous souhaitons durer. C'est, nous l’espérons, le signal que nous adressons aujourd'hui, par le vote de notre premier plan d'actions coordonnées agendas 21 où nous montrons notre volonté d'agir. Mais ce vote ne doit pas être perçu comme la fin d'un long processus, mais bel et bien comme une première étape. Une première étape qu'il est bon de saluer. Qu'il est bon de saluer à sa juste valeur, c'est à dire comme un vrai commencement. Comme un échauffement avant le long sprint qui nous mènera, si nous le voulons, vers une ville durable. Les événements s'accélèrent, l’énergie ne cessera plus d'augmenter, la biodiversité est en chute libre (En 2008 une espèce de mammifère sur quatre était en danger de disparition, d’après la Liste Rouge de l’UICN) fragilisant ainsi la chaîne alimentaire ou nous faisant perdre de potentielles molécules pharmaceutiques, le climat se dérègle plus vite que prévu ... Et les Ulis ne sont pas sur une autre planète. Nous aussi nous serons impactés, tôt ou tard, par toutes les maltraitances que nous infligeons à la Terre. Les premiers qui seront impactés seront ceux qui n’auront pas, qui n’ont déjà pas, les moyens de compenser les contraintes supplémentaires de coûts, de rareté ou de santé. C'est-à-dire, aux Ulis, les plus modestes de la population.

Il ne s’agit pas de vous culpabiliser. Il ne s’agit pas de nous accuser de tous les maux. Il ne s’agit pas de nous faire porter la totale responsabilité des problèmes qui se posent à notre planète et donc à nous en premier lieu. Non, il ne s’agit pas de cela. Il s’agit, à l’instar du colibri, de penser que nous avons tous notre part à accomplir sans toujours reporter, à un échelon plus haut, la capacité d’agir.

Aujourd'hui, en l'état actuel des choses, notre ville n'est pas durable il nous appartient donc de passer à la vitesse supérieure et d'entrer dans l'ère du recyclé, du recyclable, du réparable et du local, dans l'ère de la sobriété heureuse. Pour se faire, nous aurons immanquablement besoin d'un second plan d'actions encore plus ambitieux et nous aurons besoin de toutes les imaginations pour relever les défis que notre monde, hérité des générations passées, nous impose aujourd'hui et demain. Nous aurons besoin que ce plan soit une démarche partagée impliquant tous les acteurs de la démocratie participative. Puissions-nous faire que notre intelligence, qui a fait de nous, cet animal si faible, le prédateur ultime, nous inspire afin de permettre à notre humanité de durer sur une planète qui, avec ou sans nous, continuera sa course autour du soleil. Il est temps d'entendre les écologistes afin que la marche du vrai changement, qui s'imposera à nous, ne soit pas trop grande."

mardi 24 avril 2012

Pour la victoire de la Gauche et des Ecologistes, votez François HOLLANDE


Au soir du premier tour de l’élection présidentielle, les écologistes tiennent d’abord à saluer le courage et la ténacité d’Eva Joly face à toutes les attaques dont elle a fait l’objet tout au long de cette campagne.

A deux semaines du second tour, l’urgence est à la mobilisation et au rassemblement de la Gauche et des Écologistes contre la droite et l’extrême droite. Les politiques menées depuis cinq ans ont suffisamment abîmé notre société pour que nous ne prenions pas le risque de les voir se répéter et alimenter encore les extrémismes !

La dynamique électorale du premier tour de l’élection présidentielle a démontré la très forte volonté de changement exprimée par les citoyennes et citoyens de notre pays. Après dix années de pouvoir de l’actuelle majorité présidentielle et un quinquennat particulièrement pénible, pour nombre d’entre nous, l’espoir d’une alternance, dès le 6 mai prochain, est enfin de mise.

La Gauche et les Écologistes ont une responsabilité historique :
  • remporter l’élection présidentielle et entamer aussitôt le programme du changement pour lequel François HOLLANDE aura été choisi, pour combattre la crise et bâtir un autre modèle de société.
  • Dominer la finance et réorienter l’Europe au service des peuples pour plus de solidarité.
  • Mettre en œuvre un nouveau modèle de développement économique, social et écologique.
  • Entamer de suite la transition énergétique, opportunité historique en termes d’emplois nouveaux, de baisse des charges et de protection de l’environnement.
  • Faire de l’éducation une priorité nationale et le levier du redressement.
  • Permettre à chacune et chacun de pouvoir se loger et se soigner, en renforçant et en développant les services publics.
  • Bâtir une République nouvelle pour une démocratie vivante, pluraliste, décentralisée, au service des citoyens et de la planète, redonnant toute sa voix au peuple.

L’espoir de la France, c'est une majorité de Gauche et Ecologique.
Cet espoir repose entièrement entre vos mains.

C’EST POURQUOI, 
AVEC EVA JOLY, 
NOUS VOUS APPELONS À VOTER 

FRANÇOIS HOLLANDE 

LE 6 MAI PROCHAIN.

Changer de majorité - Construire l’alternative - l'écologie c'est maintenant

Europe Écologie-Les Verts les Ulis

dimanche 23 octobre 2011

Menace sur le programme d’aide alimentaire aux plus démunis

Les élus des Ulis en appellent au Gouvernement et aux instances européennes

A l’occasion du Conseil municipal du 20 octobre 2011, les élus des Ulis ont fermement dénoncé, à travers une motion, la suppression annoncée du Programme Européen d’Aide aux Plus Démunis (PEAD).

Suite à l’appel de l’association des Restos du Cœur par son fondateur, Coluche, Jacques Delors, alors Président de la Commission Européenne, avait été convaincu par la nécessité de mettre en œuvre le Programme Européen d’Aide aux Plus Démunis (PEAD).

Ce programme, mis en place en 1987 et jugé légitimement comme une avancée indispensable, permettait l’utilisation des surplus agricoles. En effet, le droit de s’alimenter est un droit fondamental.

Lors du dernier Conseil Européen, six pays (l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la République Tchèque, la Suède, le Danemark et les Pays Bas) se sont dit réfractaires à ce programme, jugeant que le dispositif semble dénaturé à notre époque. Ils évoquent la disparition des excédents agricoles et estiment qu’il revient aux Etats de financer ces mesures et non le budget européen.

Si la position de ces six pays ne venaient pas à être infléchie et ce malgré les interventions des Etats partisans (ils sont 19) mais aussi des ONG, sa suppression ou sa réduction serait une véritable catastrophe alimentaire à l’échelle du continent.

La crise économique et sociale qui sévit depuis 2008, accroît sensiblement les populations fragiles et donc le recours aux aides déployées, notamment par le biais des associations telles que les restos du cœur, les banques alimentaires, la Croix rouge.

Notez qu’une remise en cause du PEAD, concrètement équivaut à un recul net des subventions versées, pour les associations caritatives citées précédemment, elles passeraient de 78 millions à 15,9 millions d’euros. Cela équivaut à 130 millions de repas en moins distribués.

La France s’avère être le troisième pays bénéficiaire avec près de 4 millions de personnes bénéficiant de ces aides. L’arrêt de ce programme aurait donc des incidences désastreuses dans notre pays.

Aux Ulis, nous ne serons pas épargnés puisque nos associations locales telles que Epicerie Sociale, qui compte une augmentation de 30% de demande en un an, puis le Secours Catholique, le Secours Populaire émettent déjà de vives inquiétudes face à ce recul.

C’est pourquoi, la majorité municipale condamne la remise en cause du Programme d’aide alimentaire aux plus démunis et demande au gouvernement français ainsi qu’aux instances européennes de tout faire pour le sauver et le pérenniser.

Nous appelons à nous souvenir que l’Union Européenne doit demeurer l’Union basée sur la solidarité et l’entraide. Le message qu’elle adresserait aux 500 millions d’Européens serait un terrible recul si elle venait à le supprimer.

mardi 27 septembre 2011

Félicitations à notre Camarade

Jean-Vincent Placé accueille ses nouvelles responsabilités avec "fierté" 

Le groupe Europe-Ecologie des Ulis partage cette fierté
avec son camarade Ulissien.


« Aujourd'hui, les Françaises et les Français, par l'intermédiaire de leurs grands électeurs (...) ont donné la majorité à la gauche et aux écologistes ce soir et c'est beaucoup de responsabilités. C'est beaucoup de responsabilités pour s'opposer à la politique destructrice de Nicolas Sarkozy, c'est aussi beaucoup de responsabilités pour l'année prochaine, pour aller gagner l'élection présidentielle, pour aller gagner l'élection législative ».

Le groupe des Ulis te souhaite, avec les 10 autres sénateurs écologistes, plein de réussites dans l'urgente reconversion écologique de notre société et également plein de satisfactions personnelles dans ces nouvelles fonctions.

Nous t’adressons toutes nos félicitations.

jeudi 1 septembre 2011

Surveillance des journalistes : le naufrage moral de la droite

Le Monde a révélé aujourd'hui que la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) – le contre-espionnage français – a procédé à l'examen des appels téléphoniques passés par l'un de ses journalistes, afin de tenter d'identifier ses sources. Les autorités françaises, et en premier lieu, le Président de la République ont couvert et probablement ordonné des actions illégales mais ont également sciemment menti.

L'affaire Woerth-Bettencourt résume le naufrage moral d'une droite qui se croit toute puissante : collusion avec les ultra-riches, confusion entre intérêt public et intérêts privés, surveillance des médias, obstruction au bon déroulement de la justice,...

Plusieurs ministres ou anciens ministres doivent désormais s'expliquer publiquement. Nous demandons le remplacement rapide de Bernard Squarcini à la direction central du renseignement intérieur dont on peut craindre qu'elle soit aujourd'hui clairement détournée de sa fonction. Toute la lumière doit être faite sur cette sinistre affaire.

Le ministre de l'éducation nationale devrait savoir que plus que les leçons de morale annoncées de manière démagogique, l'exemplarité est très pédagogique. Il serait sans doute utile que ce soit au conseil des ministres qu'il propose d'étudier comme il l'a annoncé : "le vrai/le faux, le respect des règles, le courage, la franchise, le droit a l'intimité."

Des leçons doivent être également tirées : EELV réclame l'indépendance du parquet, une réelle loi sur la prévention des conflits d'intérêts et attend que le renseignement intérieur français fasse respecter la loi au lieu de l'enfreindre.

Cécile Duflot, Secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts

vendredi 26 août 2011

Pierre Larrouturou : Non au plan de rigueur, oui à un traité social ...

Pierre Larrouturou: «Sans toutes les baisses d'impôt accordées depuis 2000, le déficit serait seulement de 1% aujourd'hui»


ECONOMIE - Pierre Larrouturou, conseil régional EELV et auteur de plusieurs ouvrages sur la crise économique nous livre son analyse sur la situation déficitaire française...

Le gouvernement va annoncer un plan de réduction des déficits dans le cadre de son budget 2012. Si vous étiez à sa place, quel devrait-être le montant du tour de vis à réaliser?

Imposer au pays un tour de vis est une erreur. Cela montre une méprise totale sur les causes de la crise. Je montre tout au long de mon livre («Pour éviter le krach ultime») que ce sont les inégalités sociales qui sont la cause fondamentale de la crise actuelle. Depuis trente ans, aux Etats-Unis comme en Europe, la stagnation des salaires et la multiplication des petits boulots associées à une forte réduction des impôts pour les plus riches a conduit les ménages et les Etats à s’endetter massivement. C’est de là que vient la dette. Un nouveau tour de vis ne ferait qu’accroître ces inégalités et provoquerait une récession.

Ceci étant dit, il faut réduire les déficits, notamment pour se protéger des marchés financiers, où un tsunami se prépare. Notre économie a besoin de deux mesures d’urgence: interdire aux banques de spéculer avec l'argent de Monsieur ou Madame Toutlemonde (ce qu'avait fait Roosevelt en 1933 avec le Glass Steagal Act) et rétablir l’équilibre des finances publiques. Mais pour cela, nul besoin d'un «tour de vis» qui touche l'ensemble des citoyens.

Quelles mesures d’économies voudriez-vous privilégier (économies sur les dépenses publiques, coupes sur les niches fiscales et sociales…)? A l’inverse, quels dispositifs souhaiteriez-vous impérativement épargner?

Sans toutes les baisses d’impôt accordées en France depuis 2000 par la droite et la gauche, le déficit serait seulement de 1% aujourd’hui. C'est un rapport publié par des parlementaires UMP qui le démontrait en juillet 2010. Je propose donc de revenir sur l’ensemble de ces baisses, qui s’élèvent à 100 milliards d’euros par an. Dire qu’une telle fiscalité serait confiscatoire ou pénaliserait l’économie est faux, puisqu’elle était tout à fait tolérable en 2000, et que l’on a connu une forte croissance à l’époque.

Le seul argument qui s’oppose à ces baisses d’impôt est la concurrence fiscale des pays européens très complaisants comme l’Estonie ou l’Irlande. Chaque pays baisse les impôts tour à tour, si bien que le taux d’impôt sur les sociétés est seulement de 25% en moyenne en Europe (33% en France), contre 40% aux Etats-Unis. Mais cette course à l’impôt le plus faible conduit l’Europe à l’endettement. Il faut sortir de ce cercle vicieux en mettant en place un impôt européen sur les sociétés à taux identique.

Le gouvernement travaille également sur des mesures de long terme sur la gestion des finances publiques, comme la règle d’or. Etes-vous d’accord avec cette mesure? Si non, quelle solution de long-terme défendriez-vous?

Mettre en place une règle d’or revient à donner le sentiment que l’on a peur des marchés, et que l’on se punit préventivement. Cette règle des 3% existe déjà dans les critères de convergence du traité de Maastricht, elle a donc valeur constitutionnelle. En faire plus serait inutile, voire dangereux.

Il faut plutôt travailler à réduire les inégalités en Europe, en complétant les traités avec un Traité social, comportant des critères de convergences sociaux, c’est à dire un engagement commun à parvenir en quelques années à moins de 5% de chômage, moins de 5% de pauvreté, moins de 3% d’illettrisme, moins de 3% de mal logés et consacrer 1% du PIB au moins à l’aide au développement. En 2003, j'avais rédigé un tel Traité social avec le soutien aussi bien de Jacques Delors ou de José Bové que de Romano Prodi, le Président de la Commission européenne et de 400 parlementaires issus de 9 pays de l'Union. Hélas, la Convention Giscard n'avait voulu intégrer dans les Traités européens ni l'idée d'un impôt européen sur les entreprises, ni les critères de convergence sociaux. On paye aujourd'hui cette absence d'Europe fiscale et sociale.

Contrairement à ce que certains voudraient nous faire croire, la justice sociale n’est pas un luxe auquel il faudrait renoncer temporairement à cause de la crise. Reconstruire une plus grande justice sociale, donner à chacun(e) un vrai emploi et un vrai revenu, c’est aujourd'hui la priorité absolue, la condition incontournable à toute sortie de crise. Se serrer la ceinture dans ce contexte serait une erreur dramatique.

http://www.20minutes.fr

mercredi 20 juillet 2011

Elections sénatoriales : L’union de la Gauche et des écologistes pour gagner.

 Depuis 2004, les gouvernements successifs n’ont eu de cesse que d’étrangler les collectivités territoriales, rogner leur capacité à agir et tenter de retourner les citoyens contre elles.

Mais les Essonniens ne s’y sont pas trompés, tant à l’occasion des élections régionales que des élections cantonales ils ont montré qu’ils faisaient confiance à la gauche et aux écologistes rassemblés pour diriger la région Ile-de-France et le Département de l’Essonne. Cela a des conséquences quotidiennes importantes : en Essonne la solidarité se décline en politiques publiques innovantes, l’avenir est préparé par des investissements massifs dans l’éducation et la recherche, les transports feront l’objet d’un rattrapage important.

Ces victoires, ces politiques doivent trouver leur prolongement à l’occasion des élections sénatoriales du 25 septembre. La voix des collectivités, de leurs élus-es et des Essonniens-nes doit être portée avec force, au cœur de cette Assemblée. C’est la responsabilité des formations politiques de gauche et écologistes que de le permettre d’y contribuer.

C’est pourquoi les Fédérations du Parti Socialiste, du Parti Communiste Français et d’Europe Ecologie-Les Verts présenteront aux suffrages des grands électeurs une liste de rassemblement composée d’hommes et de femmes expérimentés, connaisseurs des réalités de notre Département mais aussi renouvelée. Elle sera conduite par Jean-Vincent Placé (EELV) Vice-Président de la Région Ile-de-France, Claire-Lise Campion (PS) Sénatrice de l’Essonne et Bernard Véra (PCF) Sénateur de l’Essonne.

Face à une droite morcelée et où les ambitions masculines s’alignent pour aller prêter main forte au gouvernement, la liste de rassemblement de la gauche et des écologistes défendra tout à la fois les collectivités et les habitants de l’Essonne tout en contribuant à la conquête, extrêmement difficile mais possible, du Sénat. Cette victoire sera un point d’appui important pour les échéances nationales de 2012 et la construction d’une alternative à N. Sarkozy et à sa politique régressive.

mardi 19 juillet 2011

Photovoltaïque : EELV soutient Mr Le Borgne, victime de la politique carbonée du gouvernement.

Franck Le Borgne fait une grève de la faim depuis une semaine et peut compter sur de nombreux soutiens, pas uniquement locaux. Un grand rassemblement est prévu, demain, mercredi 20 juillet.

Depuis sept jours maintenant, Franck Le Borgne, gérant de la société One Network Énergies, spécialisée dans des installations photovoltaïques, mène une grève de la faim pour obtenir le droit de raccorder sa centrale photovoltaïque de Saint-Allouestre au réseau ERDF (Électricité réseau distribution de France). Ce droit aurait dû lui être délivré avant le moratoire adopté en décembre dernier par le gouvernement, sur le tarif de rachat de l'électricité solaire photovoltaïque. Ce moratoire suspend l'obligation d'achat d'énergie renouvelable à un tarif prédéterminé qu'avait auparavant ERDF. Avec trois co-financeurs, FranckLe Borgne a tout de même investi 1.500.000 € pour ouvrir ce site de production électrique photovoltaïque de 3.000m², en accord avec ERDF.

Des soutiens politiques et professionnels

Depuis le lundi 11juillet, les soutiens se multiplient auprès de ce chef d'entreprise qui a fait le choix d'une solution radicale pour lancer «un cri aux pouvoirs publics». Ce week-end, des élus régionaux d'Europe Écologie - Les Verts sont venus lui porter une lettre de soutien signée d'Éva Joly, candidate à l'élection présidentielle. L'Union démocratique bretonne (UDB) a également exprimé sa solidarité envers le gréviste de la faim. André Picaut, maire de la commune, est aussi à ses côtés. «J'avais apporté mon soutien à la création de ce site. Aujourd'hui, je suis toujours solidaire et m'interroge sur la volonté de nos gouvernants à accompagner des projets qu'ils ont eux-mêmes souhaités lors de la mise en place du Grenelle de l'environnement», commente-t-il.

La RN 24 sera bloquée mercredi en soirée

Une vraie solidarité des professionnels du solaire à travers toute la France est également en train de naître. D'ailleurs, demain mercredi, un rassemblement, qui devrait réunir entre 2.000 et 4.000 personnes, est prévu.

vendredi 8 juillet 2011

Sécurité : La Cour des Comptes dévoile la grande illusion

Depuis 2002, la droite a basé sa communication sur son bilan en matière de sécurité. La Cour des comptes vient de démonter le mythe et montrer la faillite de sa politique : statistiques absurdes, efficacité discutable, baisse des effectifs constante depuis 2007, appauvrissement de la police et de la gendarmerie, développement sans cadre adapté des polices municipales et promotion aveugle de la vidéo-surveillance sans évaluation sérieuse. Ce n'est pas la lutte contre la délinquance qui s'est améliorée, c'est avant tout la communication du Ministère de l'Intérieur.

Il faut mettre fin à une politique de sécurité idéologique et inefficace, où la prévention, la dissuasion et la réinsertion ont été délaissées au profit d'une politique basée uniquement sur la répression. Une autre politique de sécurité est possible.

La France est le seul pays occidental à ne pas avoir mis en place de police territorialisée, le gouvernement doit enlever ses œillères concernant la police de proximité. Il faut dé-concentrer l'action de la police et de la gendarmerie et adapter les priorités en fonction des territoires. Les polices municipales doivent être mieux encadrées, leurs missions et armements restreints et leur formation améliorée.

Enfin, Europe Ecologie les Verts demande un moratoire national sur la vidéo-surveillance de voie publique dans l'attente d'une grande étude indépendante sur cette technologie attentatoire aux libertés individuelles.

Europe-Ecologie - Les Verts

samedi 28 mai 2011

Cécile Duflot : " Les écologistes sont aujourd'hui les héritiers du projet de gauche "

Avant le congrès d'Europe Ecologie-Les Verts, début juin, la secrétaire nationale explique comment le parti doit peser sur la gauche

Six mois après la création d'Europe Écologie - Les Verts, les écologistes tiennent leur premier congrès, qui voit Daniel Cohn-Bendit contester la légitimité et le fonctionnement de la secrétaire nationale, Cécile Duflot. Les militants doivent se retrouver pour élire leur direction les 3 et 4 juin à La Rochelle. Deux jours plus tard, le 6 juin, s'ouvrira la primaire qui doit départager Eva Joly et Nicolas Hulot. Un premier débat doit avoir lieu à Toulouse.

Cécile Duflot défend son bilan, revient sur la situation de la gauche et son souhait de voir les écologistes peser sur un futur contrat de gouvernement avec les socialistes.

Le retrait de Dominique Strauss-Kahn change-t-il la donne pour les écologistes ?

Quoi qu'il arrive, je défends une candidature des écologistes. Elle est nécessaire pour défendre notre projet. L'enjeu, c'est comment l'écologie peut revivifier le projet de transformation sociale du XXIe siècle dans un nouveau tandem entre le PS et les écologistes.
On voit à quel point les ressorts sociaux-démocrates sont fatigués, même si le PS reste le parti dominant à gauche du fait d'un système électoral qui reproduit le paysage politique classique. Sur les caractéristiques des différents candidats socialistes, j'ai essayé d'en dire le moins possible, car ce n'est pas le rôle de la secrétaire nationale d'Europe Ecologie - Les Verts. Mais comme je ne suis pas d'un bloc, j'avais exprimé un sentiment de décalage avec la fonction de DSK.

Vous aviez dit que cela vous " chiffonnait le nez "...

C'était une formule spontanée pour évoquer la situation d'un directeur du Fonds monétaire international " candidat du Parti socialiste ". Il y a une interrogation pour les sociaux-démocrates : jusqu'à quel point leur fascination ou leur complaisance pour les règles libérales qui se sont imposées au monde ont conduit à un affadissement de leur projet et résonnent comme une forme d'échec.

Je pense qu'aujourd'hui les héritiers du projet de gauche, ceux qui portent l'idée de transformation sociale, ce sont les écologistes. Nous sommes ceux qui voulons revivifier la volonté politique, qui refusons de subir en acceptant de se cantonner aux accommodements du système, et qui voulons construire un nouveau modèle.
Cette absence à gauche de volonté politique transformatrice, ce refus d'imaginer un autre partage des richesses expliquent largement l'échec de la gauche européenne. On le voit aujourd'hui en Espagne : le rejet absolu de tous les politiques devrait interroger le PS. Il faut, pour certains, retrouver un lien avec la réalité de la vie de millions de personnes.

Une semaine après les faits, quel regard portez-vous sur l'" affaire DSK " ?

Dès le dimanche soir, j'ai dit qu'il fallait la justice pour la jeune femme et la justice pour l'homme. Qu'il n'y avait ni de précautions supplémentaires à prendre, du fait de la personnalité du mis en cause, ni de généralisation à faire sur les hommes politiques. Depuis on est passé à une affaire politique qui a agi comme un révélateur de la confusion qui règne entre ce qui relève d'une relation entre des adultes consentants et les actes de violence faits aux femmes.

Je ne me place pas sur le terrain de la morale. Je ne fais pas partie des gens qui pensent que la fidélité conjugale est une exigence pour un responsable politique. C'est du domaine privé. Mais on a assisté à une dérive toute française : la tolérance, pour certains, face aux violences sexistes, dont le viol, le harcèlement, les remarques insistantes sur le physique... Cela suscite un gros malaise.

Est-ce une critique envers vos partenaires politiques ?

Ça me pose problème de voir qu'en 2011 ce sont d'abord les femmes qui se mobilisent contre cette tolérance insupportable. J'aurais aimé l'entendre de la bouche d'hommes politiques. L'égalité et le respect ne devraient pas être des questions dont seules les féministes se chargent. Depuis leur naissance, les écologistes ont pris à coeur la question du droit des femmes. Ce ne sont pas les conservateurs qui vont en être porteurs. La gauche a plus de devoirs sur cette question que d'autres, et quand elle ne s'exprime pas, sa parole manque d'avantage.

Le courant a l'air de mieux passer avec Martine Aubry qu'avec d'autres dirigeants socialistes ...

Nous avons une lucidité commune sur l'urgence pour la gauche et les écologistes de faire battre Nicolas Sarkozy. Pour bâtir la confiance, la dimension humaine est importante. C'est vrai que Martine Aubry a compris qu'il ne fallait pas tenir les écologistes en suggestion ou dans le mépris. On a entre nous des discussions de fond, avec la volonté d'entrer dans la réalité de ce qu'on doit faire et comment.
Un exemple : Martine Aubry a dit qu'elle voulait organiser la sortie du nucléaire. Puis Laurence Rossignol, chargée des questions d'environnement, est venue aux Etats généraux du nucléaire samedi 21 mai, en disant : " Il faut qu'on travaille sur de vrais scénarios, pas seulement un accord de formule. " C'est comme ça que nous devons travailler pour faire la démonstration de notre volonté politique de transformation.

Revendiquez-vous une autre forme de partenariat avec les socialistes ?

Si on est juste là pour organiser l'alternance et engendrer, à nouveau, la désespérance, nous n'aurons servi à rien. Il faut qu'on ait une autre ambition que la gauche plurielle. Je suis d'une génération totalement décomplexée à l'égard des socialistes : ni sentiment d'infériorité ni posture de guéguerre. Je veux juste qu'on discute d'égal à égal pour aboutir à un contrat qui dise : " Voilà ce qu'on va faire ensemble durant cinq ans. "
Quand je dis qu'il ne peut pas y avoir d'écologistes dans un gouvernement qui n'organise pas la sortie du nucléaire, c'est un point incontournable, parce qu'il est emblématique d'un changement d'état d'esprit que nous voulons.

Comme au PS, vous organisez un congrès, puis une primaire. N'est-ce pas un double risque de division ?

C'est vrai qu'on assiste déjà, à mon grand regret, à des tensions. Notre congrès, comme la primaire, c'est une sorte de crash-test. Depuis un an, on s'est doté d'un calendrier de travail apparemment délirant : création d'une nouvelle organisation en novembre 2010, premier congrès en mai, et primaire ouverte en juin. Il fallait qu'on sorte de notre ancien fonctionnement et de son ronron. On l'a fait avec la naissance d'Europe Ecologie. Aujourd'hui, si on veut être à la hauteur des enjeux d'une campagne qui va être particulièrement difficile, chacun doit faire preuve de responsabilité, dirigeants comme militants.

Pensez-vous être réélue secrétaire nationale ?

Je ne sais pas. Il y a plusieurs candidatures, et le nombre d'adhérents a doublé depuis 2008. C'est donc difficile d'évaluer le soutien que les adhérents vont m'apporter ou pas. Si mon équipe n'arrive pas en tête du vote des militants, je ne serai pas candidate à ma succession. Je regrette que notre congrès n'ait pas porté sur un débat stratégique, puisque Daniel Cohn-Bendit a défendu l'idée d'un soutien des écologistes à DSK, comme il l'a plusieurs fois répété à l'extérieur. Du coup, la différence entre sa motion et la mienne n'apparaît pas clairement. J'aurais préféré cela à un débat focalisé sur l'organisation du parti.

La primaire entre Eva Joly et Nicolas Hulot va, elle aussi, conduire à des tensions...

Pas forcément. La primaire peut constituer une nouvelle étape du rassemblement. Chacun doit avoir conscience qu'on ne peut pas redescendre au niveau des propos de maternelle qui font perdre de la crédibilité à tout le monde. Les adhérents et ceux qui participeront à la primaire ne viendront pas pour assister à ce genre de jeu.

Après avoir vu les expériences du MoDem et du NPA, mon obsession, c'est que les écologistes construisent dans la durée. Pas seulement pour bouger les lignes, mais pour gagner la majorité et conquérir le pouvoir.

Propos recueillis par Sylvia Zappi
© Le Monde
27/05/11

vendredi 22 avril 2011

La prime aux salariés : une prime électoraliste !

La proposition de verser une prime de 1000 euros aux salariés des entreprises augmentant leurs dividendes est un nouveau coup médiatique du gouvernement. Un coup médiatique qui est une mauvaise réponse au problème réel et profond de pouvoir d'achat des habitants de notre pays et ce pour 3 raisons :

Tout d'abord, le gouvernement va accroître les inégalités de revenus entre salariés car la prime ne concerne qu'une partie d'entre eux, ceux qui ne comptent pas parmi les plus précaires de la population.

Ensuite, le gouvernement fait encore une fois un cadeau aux entreprises en mettant en place des rémunérations exonérées de cotisations sociales. Cette politique systématique d'exonérations affaiblit notre système de protection sociale, dont nous n'avons jamais eu autant besoin qu'aujourd'hui.

Mais surtout on ne peut répondre par une mesure ponctuelle et partielle aux problèmes durables de pouvoir d'achat qui touchent la majeure partie des salariés.

C'est à l'augmentation des prix de l'essence, des produits alimentaires, du logement qu'il faut répondre. Car ces tensions sur les prix vont continuer à s'accroitre si nous ne changeons pas pour un mode de vie plus économe en ressources, et pour une véritable politique du logement.

C'est aussi à la précarité et à l'inéquité des salaires qu'il faut s'attaquer. Une autre politique salariale et de revenus est possible. Elle doit réduire le nombre et augmenter la rémunération des temps partiels subis qui affectent essentiellement les femmes, en proposant une prime sur les premières heures travaillées. Elle doit revenir sur le gel des salaires des fonctionnaires pour 2012. Elle doit assurer une véritable redistribution des richesses, et donner corps à la notion de revenu maximum acceptable par le resserrement des échelles des salaires dans les entreprises, et par une reforme fiscale majeure.

Ce sont ces solutions profondes et durables que les habitants de notre pays attendent et non cette politique d'affichage qui reporte les questions essentielles à plus tard.

EELV-Les Ulis