Affichage des articles dont le libellé est Ile de France. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Ile de France. Afficher tous les articles

mardi 29 janvier 2013

Comité de Soutien NDDL du plateau de Saclay

Prochaine réunion du comité de soutien
Notre Dame des Landes
du Plateau de Saclay

Jeudi 21 février 2013

à 20 h 30

St Rémy-lès-Cheveuses,
salle de l'ancienne mairie
face au RER B



samedi 1 décembre 2012

L’aéroport de Notre Dame des Landes ne doit pas se faire.

Au saccage nous choisissons la vie.


Considérant :
  • Que le dérèglement climatique est désormais incontestable,
  • Que le prix des carburants ne cessera plus d’augmenter,
  • Que la destruction des écosystèmes s’accélère et que les zones humides de Landes sont un des écosystèmes de préservation de la biodiversité parmi les plus fragiles et les plus menacés en France.
  • Que l’artificialisation des terres agricoles se poursuit.
  • Que l'impact des nuisances d'un aéroport sur les hommes comme sur l'environnement dépasse largement le périmètre, stricto sensu, du dit aéroport, nous le savons bien aux Ulis
  • Que la seule justification de cet aéroport est la diminution des nuisances de l'aéroport de Nantes alors même que le gouvernement pourrait envisager un réaménagement plus respectueux de l'environnement et des hommes de Nantes-Atlantique, à l'instar de pays européens qui modernisent l'existant plutôt que de construire sans cesse
  • Que le coût financier des aéroports pour les collectivités en situation économique dégradée est insoutenable face aux urgences sociales induites par la crise des financiers
  • Est-il bien raisonnable d’investir plus de 250 millions d’euros d’argent public pour aider une multinationale à bétonner et saccager plus de 2000 hectares de terres agricoles et de zones humides ?

Souvenons-nous que :
  • Lors de l’enquête publique, 80 % des contributions faites aux sept enquêteurs étaient opposées au projet. Cependant, l’enquête s’est quand même avérée positive et a validé la Déclaration d’Utilité Publique (DUP). Deux enquêteurs ont d’ailleurs démissionné indignés par cette décision.
  • Lors de la DUP, l’ACIPA a déposé cinq recours au Conseil d’Etat pour annuler la procédure. Ils ont été rejetés sans motivation.
  • L’argument de la saturation de Nantes Atlantique ne tient pas, car ce qui sature un aéroport n’est pas le nombre de passagers mais le nombre de mouvements c’est dire de décollages et d’atterrissages. Nantes Atlantique stagne à ce sujet depuis dix ans.
  • A ce sujet, comparons ce qui est comparable et observons que Nantes Atlantique (3 million de passagers) est comparable à des aéroports majeurs comme Genève (10 millions), Londres-Gatwick (31 million) ou bien encore San Diego (17 million) et qui ne s'affichent pas comme saturés.
  • L'Allemagne compte 49 aéroports, et la grande Bretagne 37 alors que la France en compte plus de 147 dont 14 dans le grand ouest et 2 en Loire Atlantique. S'il fallait que l'on batte nos voisins européens sur quelque chose, ne cherchez pas, c'est chose faite !
  • L’aéroport de NDDL n’est plus conçu pour neuf millions de passagers mais pour quatre millions, c’est à dire le même nombre que dans l’aéroport actuel.
  • Le projet est passé de 16 % de fonds publics à 44 %.
  • Avec ses 1600 ha prévus (1/4 de la superficie de Strasbourg ou 1/7 de la superficie de Paris intra-muros), l'Ayraultport de Notre Dame des Landes sera plus grand qu'Orly (1 528 hectares) ou Roissy.
  • L’aéroport de Nantes Atlantique est classé parmi les aéroports les moins dangereux au monde.
  • Que les pilotes se demandent pourquoi les procédures de décollages et d’atterrissages les obligent à passer au-dessus de Nantes alors que, dans 80 % des mouvements, cela ne se justifie pas.
  • Que si par malheur NDDL se faisait, Nantes Atlantique ne fermerait pas car Airbus resterait.
  • Etc …

Aujourd'hui aucun argument recevable n'est opposé par le gouvernement à l'ensemble des acteurs impliqués dans cette bataille (habitants, agriculteurs, techniciens, pilotes, politiques, scientifiques etc …)

Souvenons-nous, également, que François Hollande, le 14.septembre.2012, déclarait à l'occasion de la Conférence Environnementale que « Lutter contre la consommation rapide des terres agricoles, ce n'est pas protéger une profession, c'est protéger le pays, c'est la raison pour laquelle nous ne pouvons pas accepter que disparaissent 100 000 hectares de terres agricoles tous les ans. La lutte contre le gaspillage qu'accentue l'étalement urbain sera menée avec tous les moyens juridiques nécessaires. » Nous espérons que cette lueur de lucidité n’était pas juste de l’affichage écologique sans profondeur … L’avenir nous le dira.

Aujourd'hui ce projet, datant (et daté) des années 60 n'est plus en adéquations avec les défis (énergétiques, agricoles, économiques et climatiques) du XXIème siècle, fédère des milliers et des milliers citoyens de tout le pays (souvent ceux qui ont voté pour le changement maintenant) qui disent Non aux vielles solutions destructives, productivistes, carbonées et bétonnées qui nous emmènent droit dans le mur et préfèrent des solutions durables, basées sur le respect des équilibres naturels du seul vaisseau spatial que nous ayons.

Aujourd'hui le gouvernement propose de revenir à la table des négociations, en instituant une « commission du dialogue » mais nous regrettons que les conditions pour une rencontre efficace, juste et équitable ne soient pas réunies. Le gouvernement de préciser que le but de ces rencontres serait pour expliquer le bien fondé du projet et que les ministres de l’Ecologie Delphine Batho, du Transport Frédéric Cuvillier et de l’Agriculture Stéphane Le Foll «confirment la nécessité de poursuivre le déroulement du projet de transfert de l’aéroport de Nantes-Atlantique». Propos confirmés ensuite par Frédérique Espagnac, co-porte-parole du PS, qui a affirmé que le projet « se fera dans tous les cas de figure ». Nous n'appelons pas cela un dialogue mais bien un monologue ... nous ne l'acceptons pas !

Ne souhaitant pas que ce projet devienne le Larzac de la Gauche, comme une tache indélébile sur l’action du gouvernement ni le symbole d'une vision bétonnée et carbonée de notre avenir, nous, écologistes de l’Essonne - menacés, également par le bétonnage de notre région par les projets non concertés et sans visions durables – en solidarité avec les manifestants et opposants à ce projet inapproprié et inutile, souhaitons affirmer, avec force, que ce projet ne doit pas se faire, tant pour des raisons écologiques, que sociales et économiques.

Nous, écologistes de l’Essonne, demandons au gouvernement de revenir sur ce projet et de l’abandonner définitivement, au profit d’une véritable conversion écologique de notre pays, seule garante d’un avenir durable et pacifique pour notre peuple.

EELV-Les Ulis.

jeudi 7 juin 2012

Plateau de Saclay : Agriculture, métro, et cohabitation

Ce mardi 5 juin, une réunion publique s’est tenue à la mairie de Saclay, sous la présidence de Marie-Pierre Digard, candidate "Europe Écologie – Les Verts" dans la 5ème circonscription de l'Essonne, avec pour objet initial un sujet qui mobilise fortement les habitants du Plateau de Saclay : "Agriculture et métro, la cohabitation est elle possible ?".

Le volet "Agriculture" du débat n’a pu être développé en raison de l’absence pour force majeure de François Lerique (ancien président de l’AMAP "les jardins de Cérès"), mais cette problématique était déjà bien connue de par l’unanimité des prises de position de tous bords, bien relayées par les médias locaux.

Par contre le volet "Métro" a fait l’objet d’une intervention détaillée de Pierre Serne, (vice président du Conseil Régional en charge des transports).

Entendons-le : depuis le protocole d’accord entre l’Etat et la Région Ile de France, la fusion entre leurs deux projets concurrents pour créer le "Grand Paris Express", (circuit ovale barré ceinturant la capitale), est d’une utilité incontestable.

Même si certains tronçons auraient pu être traités de façon moins coûteuse, les lignes bleues et rouge desservent des bassins d’habitation et d’emploi très denses. Mais il lui apparaît que la ligne verte du Plateau est déconnectée des urgences et préoccupations des franciliens.

Les relations ne sont pas simples entre la "Société du Grand Paris" (SGP, établissement public étatique chargé de la réalisation du réseau) et le "Syndicat des Transports d’Ile de France" (STIF, établissement public administratif chargé de l’exploitation). Le STIF est l’émanation des collectivités territoriales depuis la loi de décentralisation de juillet 2005, mais La SGP, créée par la loi Grand Paris de juin 2010, a redonné à l’Etat un pouvoir régional. Expression d’un conflit politique qui n’a fait que freiner la Région dans son effort d’amélioration des transports.

Les financements relatifs aux missions sont de sources différentes, voire interpénétrées (cf protocole d’accord Etat/Région précité). En résumé, la SGP est dotée d’effectifs généreux (presque le double des 160 agents du STIF) qui effectuent le lobbying auprès des élus. Qui ne veut pas inaugurer sa station de métro ? Où il veut, et tant pis si la connexion aux autres transports radiaux est plus problématique, elle est à la charge du STIF ! La SGP n’en est qu’à la préfiguration du réseau, et accumule à ce jour le produit des taxes dédiées, pendant que le STIF peine à entretenir l’existant. En particulier les RER B et C qui concernent la région de l’OIN, et surtout la ligne A, qui est la plus chargée d’Europe (1,2 millions de voyageurs par jour).

Alors la ligne verte du métro apparaît comme un luxe au détriment de toute la Région IdF : 4,5 milliards d’euros, pas encore budgétés, pour seulement 5.000 voyageurs par heure de pointe, 20.000 par jour. Avec cette somme, le STIF trouverait de quoi résoudre tous ses problèmes (lignes à moderniser, tunnels à agrandir, matériel à remplacer). Il pourrait remplacer ce métro du Plateau par un bus BHNS (Bus à Haute Densité de Service), 20 fois moins cher, et tout à fait adapté au flux. Et aussi créer des liaisons modernes entre le Plateau et les vallées desservies par les RER.

Ou alors c’est que masquée, l’urbanisation massive guette. Le Schéma de Développement Territorial (SDT) de Etablissement Public Paris Saclay (EPPS, autre création étatique de la loi Grand Paris) ne prévoit il pas (page 75) jusqu’à globalement 8.000 logements par an sur les 49 communes de l’OIN (Opération d’Intérêt National), soit le doublement en 30 ans de la population de cette région ?

Marie-Pierre Digard remet également en cause l’ampleur et la centralisation de l’opération Campus. Les seuls emplois crées seront le fait d’entreprises "start up" du "cluster", mais combien sur l’ensemble ? Car tous les autres, à volume constant en Ile de France, seront des emplois déplacés, avec leurs tracas de déplacement, de logement, ou de précarité.

C’est vrai que le rassemblement d’Etablissements d’Enseignement Supérieur (ENSTA, Mines, Centrale, ENS Cachan …) peut sembler séduisant et les responsables d’établissement acteurs de la Fondation de Coopération Scientifique ont signé pour rejoindre Polytechnique et Supélec. Qu’en pensent la majorité de leurs enseignants, employés, et élèves ? La mutualisation d’équipements lourds de recherche est bien sûr souhaitable, mais Agro Paris Tech Grignon a-t-elle besoin du diffuseur neutronique Soleil au point de laisser ses champs expérimentaux à 30 km ? Ne semble t’il pas absurde aussi de déplacer l’université Paris Sud d’Orsay de 3 km en l’éloignant de sa station RER pour la rapprocher d’un métro hypothétique dans 15 ans ? A moins que l’attraction du foncier libéré dans des sites très prisés ne soit visée pour financer en partie le jeu de taquin …

A notre époque, la communication entre scientifiques n’a pas besoin d’une cafeteria commune pour se réunir. La synergie est plus fonction d’une souplesse des gouvernances que de la proximité géographique. Le précédent gouvernement s’y est d’ailleurs frotté avec Polytechnique.

Un millier de participants aurait manifesté le samedi 12 mai à l’initiative du collectif "Enterrez le Métro". Avec en tête, les candidats UMP et PS.

Mais pas EELV, Pierre Serne nous dit pourquoi :

Pour lui, la meilleure façon de supprimer les nuisances, ce n’est pas d’accepter le métro et de l’enfouir, mais c’est le projet lui-même qu’il faut "enterrer".

En croyant que l’essentiel était déjà joué, une bonne partie des manifestants s’est fait enrôler insidieusement derrière la bannière des héritiers des grands projets spectaculaires (les abattoirs de la Villette, le France, le Concorde), dont les slogans ("Silicon Valley", "visibilité mondiale", "développement", "croissance") frappent les esprits et les vanités.

Pour EE-LV, l’OIN n’est pas qu'une invention du dernier Président, elle a été décrétée avant lui par Dominique de Villepin, car elle traîne dans les rêves des technocrates depuis 40 ans. Cet état d’esprit d’un autre âge subsiste dans les partis dits "de gouvernement", qui ne se posent plus la question de refaire la donne, vu "l’énergie déjà dépensée". Et qui sait si ceux qui en ont été frustrés ne sont pas tentés par la gouvernance d’un "grand machin", l’EPPS ou la SGP ?

A l’instar de nombreuses associations environnementales, et des cahiers d’acteurs de la Commission Nationale du Débat Public (CNDP), les "Verts" du Plateau ont affirmé leurs positions : vraiment contre le gaspillage des deniers publics, absolument contre la ligne de métro pernicieuse, et judicieusement pour la qualité de vie des citoyens. De quelque couleur que soient les couleuvres, Marie-Pierre Digard et Fabienne Elbaz les lèvent, elles ne les avaleront pas. Elles sont armées pour pouvoir défendre ces positions à l’Assemblée Nationale.

Texte : Meunier Michel (http://www.monsaclay.fr/)
Photo : Claude Gallas

mercredi 6 juillet 2011

Les Ulis bientôt dans la CAPS

Dans le cadre du projet de schéma départemental de coopération intercommunale ce lundi 4 juillet, le Préfet de l’Essonne a proposé que la ville des Ulis intègre le périmètre de la CAPS. C’est l’aboutissement d’un long processus illustrant la position constante de la ville des Ulis en matière d’intercommunalité depuis plusieurs années.

Après délibérations de la commune, du Conseil Communautaire, des communes membres de la CAPS validant l’élargissement de la communauté d’agglomération aux Ulis, plus aucun obstacle a priori ne s’opposait à cette intégration.

Mais malgré un processus abouti, les Préfets précédents n’avaient pas entériné cette demande. Une décision d’autant plus incompréhensible puisque celle-ci officialisait une réalité tangible du bassin de vie et reconnaissait le rôle des Ulis au sein de ce territoire porteur de tant de perspectives d’avenir avec des enjeux de développement majeurs.

Les réactions avaient été nombreuses pour dénoncer le non-respect d’une décision démocratique. Quels peuvent être les rôles des élus s’ils ne peuvent décider eux-mêmes de l’avenir de leurs communes ?

mardi 5 juillet 2011

Rassemblement le 10 juillet, pour la protection des terres agricole du plateau de Saclay


Dimanche 10 juillet se tiendra un pique-nique militant et festif à Guyancourt, Yvelines

Depuis 2005, l’Etat tente d'urbaniser le plateau de Saclay. Grâce à l'action des habitants, des associations et des élus, jusqu'à ce jour la préservation d'au moins 2300 hectares de terres agricoles devait être garantie .

Mais l'Etat vient d'annoncer ses projets d'urbanisation sur le plateau de Saclay qui sont loin de respecter les 2300 hectares minimum et la viabilité économique de l'agriculture du Plateau de Saclay.

Ici Saclay, là le triangle de Gonesse dans le Val d'Oise, là encore les hectares promis au village nature en Seine et Marne, etc.

Le Grand Paris considère la zone rurale comme reserve foncière, gaspille les terres agricoles au profit de clusters , de centres commerciaux et de projets accroissant les inégalités territoriales.

Défendre les terres agricoles sur le plateau de Saclay, c'est dire non au grand Paris !

Nous vous invitons à un rassemblement festif, dimanche 10 juillet, pique-nique à partir de 12 h30

Merci d’avance à toutes et tous de votre soutien par votre présence nombreuse.

(Suivre le fléchage piéton à partir du Rond-point des Frères Perret à Guyancourt ou de l’avenue du Golf-hameau de Villaroy).

mercredi 1 juin 2011

Suppression de la zone 6 du Navigo


Europe Ecologie Les Verts l'avait promis, 

Europe Europe Ecologie Les Verts commence à l'obtenir:
le Pass Navigo unique pour l'Ile de France



Première étape :

le 1 juillet prochain, la zone 6 est supprimée 
et
le tarif de la zone 5 n'augmentera pas

Jean-Vincent Placé s'attaque déjà à la deuxième étape la suppression,
pour 2012, de la zone 5.

EELV c'est améliorer notre quotidien

Ne pas oublier que sont concerné-es non seulement tous et toues les usagers qui habitent en zone 6 mais également tous ceux qui habitent en en zone 3 et 4 et qui vont travailler en zone 6 
(qui paieront pour 2 zones au lieu de 3)

samedi 5 mars 2011

Grande manifestation contre le Gaz de schiste, EELV y sera !

 Europe Ecologie Les Verts participera au grand rassemblement contre la prospection de gaz et d'huile de schiste aujourd'hui à Doue (77). Ils seront notamment représentés par Les Eurodéputé-e-s Eva Joly, Michèle Rivasi, Karima Delli, Sandrine Bélier, José Bové et Yannick Jadot, ainsi qu'Hélène Gassin, Vice-présidente du Conseil régional Ile-de-France, chargée de l'environnement, de l'agriculture, et de l'énergie.

Comme ils l'ont fait le 26 février en Ardèche, les élus et les militants demanderont l'arrêt immédiat des prospections et l'abrogation des permis d’exploration accordés, dans ce domaine, par le gouvernement aux industriels sur l’ensemble du territoire français.

Au regard des défis climatique et énergétique l'extraction du gaz et de l'huile de schiste contenus dans la roche est une aberration politique chère, polluante (notamment en ce qui concerne les nappes phréatiques), dangereuse pour la santé et potentiellement destructrice du cadre de vie pour des millions de personnes. Alors que la lutte contre le gaspillage énergétique, le développement des énergies renouvelables et la réduction des émissions de carbone devraient mobiliser Recherche publique et services de l'État, le gouvernement remet à plus tard la création de centaines de milliers d'emplois durables en misant sur "des usines à gaz".

Europe Écologie- Les Verts

lundi 14 février 2011

Logement : les écologistes veulent changer le braquet et proposent des solutions radicales et innovantes

Le Groupe Europe Écologie-Les Verts au Conseil régional d'Ile-de-France soutiendra avec détermination les mesures pragmatiques et innovantes portées par Emmanuelle Cosse, vice-présidente au logement, dans le cadre du vote de la nouvelle politique régionale du logement.

Priorité affichée lors de la campagne des régionales, la crise du logement n'est pas une fatalité, elle est le résultat direct de l'absence de volonté politique du Gouvernement. Les écologistes se refusent à cette forme d'évidence et souhaitent mettre en œuvre un ensemble de mesures qui apporteront des améliorations notables face à l'urgence du mal-logement.

Les élus écologistes souhaitent initier en Ile-de-France, les prémices d'une politique plus globale, à l'échelle de la France, pour que leur action régionale soit la première pierre d'une politique de logement nationale ambitieuse. L'Ile-de-France deviendra ainsi un laboratoire d'idées et de mesures dans la lutte contre le mal-logement.
Tout en constatant l'échec de la politique du « tous propriétaires » de Nicolas Sarkozy, qui a encouragé la spéculation immobilière et le sur-endettement de milliers de ménages, les écologistes souhaitent agir sur l'ensemble des leviers possibles.

En décembre dernier, les élus écologistes obtenaient la hausse du budget régional : un milliard pour la mandature. Demain, ils proposeront un bouquet de mesures concrètes dont :

- LA CONSTRUCTIONS MASSIVE DE LOGEMENTS SOCIAUX ET TRÈS SOCIAUX
Seuls 40 000 logements sociaux sont construits chaque année en Ile-de-France alors que 70 000 logements sociaux serait nécessaires. Les écologistes souhaitent rattraper 30 ans d'absence de programme de construction quand 65% des ménages franciliens sont éligibles.

- RENFORCEMENT DE LA LOI SRU
Afin de réduire les inégalités sociales et territoriales, les écologistes souhaitent marquer le coup et sanctionner durement les communes ne respectant pas la loi SRU.

- LA RECONQUÊTE DES ESPACES VIDES ET LA LUTTE CONTRE LE SCANDALE DE LA VACANCE
Les écologistes franciliens feront voter un dispositif inédit de conversion des bureaux vides (5 millions de mètres carrés) en logements, grâce à l'attribution d'une prime supplémentaire de 1 500 euros pour chaque opération de transformation.
De plus, alors que les communes de plus de 200 000 habitants ont la possibilité de soumettre une taxe sur les logements vacants, les écologistes proposeront le doublement de cette pénalité. Ils instaureront également un droit d'expropriation des logements en état de vacances anormalement longue.

- LA LUTTE CONTRE LA PRÉCARITÉ ÉNERGÉTIQUE
Alors qu'un nombre croissant de ménages est confronté à la hausse de leur facture énergétique, obligeant certains à faire l'impasse sur le chauffage !, les écologistes proposeront et mettront en œuvre un service public de l'énergie. Ce dispositif permettra de réhabiliter 200 000 logements chaque année et d'améliorer les conditions de vie au quotidien grâce à des réponses écologiques pragmatiques et ambitieuses.

Ces premières mesures, incitatives mais aussi contraignantes, doivent être le tremplin vers une politique de logement solidaire et efficace à plus long terme. Ainsi, ils prônent leur plafonnement des loyers et le gel des augmentations face à la cherté grandissante des loyers, devenu un gouffre financier pour de nombreux ménages. Le droit à un logement digne est un besoin fondamental, une condition sine qua non à l'épanouissement personnel et à un projet de société basé sur la justice sociale. Le gouvernement y a renoncé, mais les élus écologistes se mobilisent pour inverser la tendance au fatalisme imposée de fait depuis trop longtemps.

Emmanuelle Cosse, vice-présidente EELV au logement
Cécile Duflot, Présidente du groupe EELV en Ile de France
Augustin Legrand, conseiller régional EELV en Ile-de-France

vendredi 11 février 2011

EELV soutient la création d’un espace public régional de l’eau


Les élus écologistes du conseil régional ont soutenu jeudi soir en séance plénière une proposition des élus du front de gauche, visant à étudier la faisabilité d’un « espace public régional de l’eau ». Ils ont également renforcé le projet en invitant les associations et mouvements citoyens à participer à son élaboration.

Les élus écologistes ont toujours accueillis favorablement les initiatives qui permettent de promouvoir la gestion publique de l’eau. Le futur espace régional de l’eau mettra à disposition des collectivités qui le souhaitent des outils afin de les accompagner dans leurs démarches pour adopter un mode de gestion publique.

Cependant, le groupe EELV a tenu à rappeler que l’adoption d’un mode de gestion publique des services d’eau dépend avant tout de la volonté politique des élus locaux. Ainsi, lors de son intervention, Jean-Luc Touly a déploré que certains partenaires de gauche restent partisans de la délégation de ce service public à de grands groupes comme Veolia ou Suez.

Ce dispositif sera intégré à la refonte globale de la politique de l’eau, qui sera menée cette année par Hélène Gassin, vice-présidente de la région en charge de l’environnement et de l’agriculture et de l’énergie.

Groupe Europe Ecologie – Les Verts en Ile-de-France

lundi 7 février 2011

EELV-Les Ulis soutient la pétition contre la diminution des moyens consacrés à l'école publique.

Texte de l'appel

Nous dénonçons les suppressions de postes, nous refusons la dégradation des conditions d’enseignement et nous exigeons le maintien des moyens pour les collèges et lycées de l’Essonne !

Monsieur le Recteur de l’Académie de Versailles, Monsieur l’Inspecteur d’Académie de l’Essonne,

En ce mois de février, le vote des D.H.G. (dotations horaires globales) des établissements du second degré intervient dans un contexte national de poursuite des suppressions massives de postes (16.000 postes supprimés pour l’année 2011 qui viennent s’ajouter aux 46.000 suppressions de ces 4 dernières années) alors qu’au même moment, une étude de l’OCDE confirme la dégradation du système éducatif français :
  • 4 points en dessous de la moyenne des pays de l’OCDE,
  • les élèves les plus fragiles représentent 20 % des effectifs en 2010, contre 15% en 2000.
Pour notre académie, le Ministère a décidé, malgré une hausse du nombre d’élèves à la rentrée, la suppression de 493 postes dans le second degré. En Essonne, de nombreux Collèges et Lycées voient leur dotation globale baisser, compromettant toute possibilité d’assurer les cours indispensables en demi groupe, en langues ou en sciences, rendant inopérant l’accompagnement ‘personnalisé’ prévu par la toute récente réforme des lycées, et impliquant une augmentation des effectifs par classe à plus de 30 élèves en collège et à plus de 35 en lycée, dépassant la capacité d’accueil maximale des salles de cours .

De plus, la dotation de moyens fait apparaître une proportion toujours plus grande d’heures supplémentaires, dites ‘HSA’, au détriment des heures postes, qui désorganise les établissements et dégrade la qualité de l’enseignement dispensé :
  • Suppressions importantes de postes de professeurs et, par voie de conséquence, fragilité des équipes éducatives
  • Incertitudes pour assurer l’ensemble des cours (les professeurs n’ont pas obligation de faire plus d’une seule heure supplémentaire par semaine)
  • Capacité réduite de remplacement des professeurs absents en cours d’année (courte ou moyenne durée).
  • Suppression d’options qui ne pourront plus, faute d’enseignants, être proposées aux élèves.
Nous n’acceptons pas cette détérioration généralisée des conditions de scolarisation des collégiens et lycéens. Loin de porter une ambition de rénovation de l’offre éducative publique et laïque, elle compromet gravement l’ambition républicaine d’émancipation par le savoir, et plus simplement méprise l’avenir de chacun de nos enfants.

Nous, signataires de cette pétition exigeons :

  • que l’Éducation Nationale assume ses obligations de continuité du service public et ne sacrifie pas l’éducation des élèves au prétexte d’une supposée maîtrise des dépenses publiques.
  • que les correctifs nécessaires soient apportés aux moyens attribués à chaque établissement.
  • que les dédoublements de classe dans divers matières (langues, laboratoire en sciences, etc..) puissent se poursuivre.
  • que soient recrutés des enseignants formés (pas de retraités, pas d’étudiants recalés au concours, pas de garderie dissimulée).

Éducation de tous les jeunes doit être enfin considérée comme un investissement pour l’avenir et non une charge pour le présent.

Dans l’espoir que vous prendrez en considération les vrais besoins de nos enfants et que vous reviendrez sur vos décisions, nous vous prions de croire, Monsieur le Recteur, Monsieur l’Inspecteur d’Académie, en notre ferme détermination.

Signez sur :

http://fcpe91petition.org/phpPetitions/?petition=4

vendredi 28 janvier 2011

EELV ne jouera pas le rôle de Potiche

La secrétaire générale d'Europe Écologie Les Verts (EELV) et présidente du groupe écologiste à la Région a quitté avec éclat une commission du conseil régional d'Île-de-France. Elle s'estime «trahie» par l'accord État/Région sur le Grand Paris.

Lors de la commission permanente du conseil régional d'Île-de-France jeudi 27 janvier, notre secrétaire générale, Cécile Duflot, présidente du groupe écologiste à la Région, a tapé le poing sur la table pour manifester son grand mécontentement d'avoir été court-circuitée par le président de région,  Jean-Paul Huchon. Prenant la parole en tout début de séance, elle a dit avoir appris l'accord État/Région «par la presse». De ce fait, se sentant «trahie», elle a jugé que la majorité «n'est plus une majorité». S'adressant au président, elle lui reproche d'avoir annoncé «sans le soutien de sa majorité, un accord avec le gouvernement sur le réseau de transport du Grand Paris. Cet accord va à l'encontre de l'avis voté par le conseil régional le 16 décembre 2010 et des engagements de campagne que nous avons chacun pris. Il n'est, en l'état, pas possible pour notre groupe, sans échanges approfondis avec l'ensemble des élus de la majorité, de poursuivre ainsi le travail en commun».

Elle a demandé «une réunion d'urgence» et a affirmé qu'elle ne siégerait pas ce jour. Elle s'est levée et a quitté la séance en compagnie de la dizaine d'élus de son groupe présents à cette réunion. D'autres élus (excepté le Président du groupe Front de gauche, Gabriel Massou qui a souhaité rester dans la salle pour manifester son soutien à Jean-Paul Huchon) de la gauche de la gauche menés par Pascale Le Néouannic, du Parti de Gauche se sont levés à la suite de Cécile Duflot. Pour l'élue du parti de Jean-Luc Mélenchon, «Jean-Paul Huchon, en signant ce protocole, a bafoué l'expression politique de l'Assemblée régionale qui s'était exprimée le 16 décembre sur les conditions d'une concertation». «C'est non seulement un renoncement mais aussi et surtout l'expression d'un mépris donné par le gouvernement, avec l'aval de Jean-Paul Huchon, aux Franciliens et leurs associations quant au respect des règles démocratiques», juge-t-elle, «alors même que les débats publics continuent et qu'une partie importante de la majorité est en désaccord».

Qu'on se le dise, où qu'ils soient les élus et les militants d'Europe Écologie-Les Verts ne joueront pas le rôle de potiches aux cotés de leurs partenaires.

Source : Le figaro.fr