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mercredi 24 octobre 2012

Pour le droit de vote et d'éligibilité des étrangers aux élections locales

Motion présentée par la majorité municipale
« Pour le droit de vote et d'éligibilité 
des étrangers aux élections locales »
Conseil municipal des Ulis du 22 Octobre 2012


L'engagement du candidat de gauche François Hollande, élu président de la République, était clair : octroyer le droit de vote aux élections locales aux étrangers non communautaires résidant légalement en France depuis au moins cinq ans.

Ce débat n'est pas récent puisque même au lendemain de la Révolution Française, la Constitution de 1793 qui ne fut jamais appliquée bien que ratifiée au mois d’Aout de cette même année, stipulait que tout étranger domicilié en France depuis au moins une année avait le droit d'être considéré comme un citoyen français à part entière.

En 2000, la gauche majoritaire à l'Assemblée Nationale vote une loi accordant ce droit aux ressortissants étrangers. La Droite, majoritaire au Sénat, bloque le processus parlementaire pour l'adoption par le congrès de cette loi constitutionnelle.

L'UMP, adoptant une nouvelle stratégie électorale visant à récolter les suffrages du Front National, s'oppose fortement au projet de loi déposé par le groupe de la gauche parlementaire.

Pourtant, en 2005-2006, l'ex-Président de la République, soutenu par les dirigeants de la droite républicaine et du centre, partage la conviction que l'octroi de ce droit peut constituer un facteur d'intégration important, et qu'il est une preuve de la tradition républicaine d'accueil de notre pays.

La droite préfère aujourd'hui la stigmatisation de l'étranger, validant parfois à travers ses discours, les thèses racistes les plus éculées.

Pour nous, aux Ulis, ville métissée, diverse, profondément attachée aux fondements de la République, la citoyenneté pour tous reste une conviction inaliénable. La majorité municipale milite depuis plusieurs années maintenant pour ce nouveau droit. Nous souhaitons par cet appel, interpeller et mobiliser sur cette question.

Pour nous, majorité municipale d'une ville de 25000 habitants, ville au sein de laquelle un Conseil des Résidents Étrangers a été institué et avec lequel nous œuvrons afin que nos ressortissants étrangers établis en France puissent enfin jouir de ce droit civique.

Ville dans laquelle, en 2008, un collectif d'associations avait initié et réalisé la votation citoyenne. Souvenez-vous que le taux de participations fut le plus important de l'Essonne parmi les villes qui l'avaient organisée.

Aux Ulis, nous sommes convaincus que, généreuse, la République se doit de donner de nouveaux moyens d'expression à ceux qui prennent part au quotidien, à la vie de la Cité, qui contribuent à ses ressources, qui respectent ses lois.

Il nous apparaît, au regard de l'Histoire de l'intégration en France et de l'éligibilité des ressortissants de l'Union Européenne, qu'il faut adresser un signal fort en direction des centaines de milliers d'étrangers qui habitent dans notre pays et prennent une part pleine et entière dans la vie de nos institutions locales.
Emboîtons ensemble le pas à ces autres démocraties européennes qui ont déjà clos ce débat : Finlande, Suède, Danemark, Pays-Bas, etc.

Le Conseil Municipal des Ulis réaffirme son attachement à la citoyenneté de résidence et demande au gouvernement de tout mettre en œuvre pour que la loi constitutionnelle soit menée à terme avant l'été 2013, par la procédure parlementaire la plus efficace.

Le Conseil Municipal des Ulis reste attaché à cette conviction « Tous Ulissiens, Tous Citoyens ».

La Démocratie appartient à tous les partis républicains. La République a besoin de symboles d'égalité pour redonner tout le lustre aux valeurs qui ont inspiré son Histoire : « Liberté, Égalité, Fraternité, Laïcité ».

1 amendement rejeté, 1 amendement accepté
1 voix Contre, 7 « ne prend pas part au vote », 24 voix Pour

vendredi 29 juin 2012

Motion EELV sur l'immigration

EELV - CONSEIL FEDERAL, 23 & 24 juin 2012, Paris


POUR UNE POLITIQUE DE L'IMMIGRATION CONFORME AU RESPECT DES DROITS FONDAMENTAUX

Attendu :
– La motion adoptée à l'unanimité au Conseil Fédéral des 19 et 20 novembre 2011 (décision CF-11-095) portant les valeurs d'une autre politique de l'immigration notamment :

1 - la nécessité de procéder en continu à la régularisation de la situation administrative des étranger-e-s présent-e-s sur notre territoire, de ne pas accepter l'arbitraire et les disparités de pratiques entre les Préfectures ;

2 - le nécessaire respect des droits fondamentaux, qui passe par le transfert des directions ministérielles concernant les étrangers du ministère de l’intérieur vers le ministère des affaires étrangères, la dépénalisation du séjour irrégulier, la fermeture des centres de rétention administratifs et l’abrogation du délit de solidarité ;

3 - l’extension du droit à l’entrée et séjour, pour aller vers la liberté de circulation et d’installation, et une véritable mise en œuvre du droit à vivre en famille et à la vie privée, qui nécessite en particulier des titres de séjour de longue durée (3 puis 10 ans et un titre de résident permanent) automatiquement renouvelés, l’unification des visas et la motivation des refus.

– La motion votée au CF de 7 et 8 Mai 2012 déclarant :

« Le Conseil fédéral d’EELV décide que la participation de ministres écologistes au gouvernement s’appuiera sur l’engagement de respect de l’accord passé entre EELV et le PS, qui permet l’existence d’un groupe parlementaire écologiste à l’Assemblée nationale, et des responsabilités importantes par rapport à la transformation écologique de la société et la justice sociale visant notamment les objectifs suivants ; ...»

Motion :

Le Conseil fédéral d’EELV réuni les 23 et 24 juin 2012 rappelle la position du parti résumé dans la motion des 19 et 20 Novembre 2011,

précise : « la nécessité de procéder en continu à la régularisation de la situation administrative des étranger-e-s présent-e-s sur notre territoire » s'entend une fois apurée la situation laissée par le gouvernement Sarkozy-Hortefeux-Guéant.

En conséquence, en début de législature une loi de régularisation de tous les sans papiers doit être promulguée pour satisfaire aux conditions de liberté de circulation et au respect des droits humains, consacrés par la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.

déclare : la participation de ministres écologistes au gouvernement et l’existence d’un groupe parlementaire écologiste à l’Assemblée nationale doivent permettre d'avancer vers une politique migratoire conforme aux engagements internationaux de la France sociale .

Cette politique migratoire s'appuie sur une vision ouverte, solidaire et responsable, inscrivant la mobilité dans une démarche globale de lutte contre les inégalités et favorisant la satisfaction des besoins fondamentaux. C'est d'ailleurs l'approche prônée en 2009 par le rapport sur le développement humain du PNUD intitulé «Lever les barrières».

EELV s’associe aux signataires de la lettre ouverte à François Hollande : « Pour une nouvelle politique à l’égard des immigrés ».

Unanimité pour.