lundi 23 janvier 2012

L'Orientation Budgétaire aux Ulis vue par ses écologistes.

Déclaration des élus Europe Ecologie - les verts des Ulis lors du Débat d'Orientation Budgétaire au Conseil Municipal

Nous nous félicitons que le DOB intègre l'optimisation de l'utilisation et de la consommation d'énergie. Nous pensons qu'il faut encore aller plus loin, que l'on doit travailler sur la nécessaire urgence de devenir sobre et décroissant, notamment sur nos consommations de fournitures, de trouver des alternatives, de parler de la DSP chauffage, de l’augmentation du coût de l’énergie qui ne fera que s’accélérer entraînant des difficultés d’approvisionnement, de déplacement, de chauffage,... La crise banquière accélère et amplifie les phénomènes.

Au vu des déclarations mouvantes, hétéroclites et parfois hasardeuses des responsables politiques sur ce sujet, nous nous devons d'envisager des baisses substantielles des ressources municipales, et plus grave encore, une difficulté grandissante pour les populations ulissiennes. Nous devons préparer les services à la possibilité d'une baisse de leur budget dans les année à venir. Nous devons nous préparer à répondre à une grande faiblesse d'une part de nos concitoyen.

Nous pensons qu'il y a une opportunité à utiliser la démocratie participative que sous la tutelle de Sonia Dahou, la ville a mis en place, afin de réfléchir et impulser des actions mutualisées avec les acteurs nouveaux de la ville que sont l'ensemble des conseils.

EELV Les Ulis défend avant tout la maitrise de nos consommations, qu'il faut orienter l'investissement, à l'instar de la rénovation du centre ville, sur des projets qui permettront une réduction des coûts énergétique accentuer l'effort sur l'isolation, et aussi sur des projets permettant de faciliter la réponse aux citoyens.

Nous proposons de reconsidérer notre manière de penser l'utilisation de nos ressources, environnementales, sociales, humaines, économique sur la ville des Ulis.
Le Conseil des Jeunes travaille sur une foire aux stages ulissiens. Les jeunes nous montrent l'exemple, nous disent leurs besoins, aidons les !

Reconsidérons les relations entre la ville et la zone d'activité, insufflons à la CAPS une nouvelle manière plus sobre de fonctionner.

Fonctionnons autrement, avec la participation des ulissiens, fonctionnons mieux.

Si la ville des ULIS est riche, la ville des ulissiens est pour partie pauvre. Nous affirmons qu'un effort sur la refondation de l'accompagnement des jeunes à l'indépendance, qu'un effort sur la diminution de notre impact écologique par une baisse des consommations énergétiques,qu'un effort sur la nécessité absolue de faire participer les gens au maximum aux réflexions et décisions car c'est en travaillant ensemble qu'on apprend sont les priorités que nous devons intégrer dans nos politiques sur les Ulis.

Europe Ecologie Les Verts - Les Ulis

Envie de faire des économies d'énergies aux Ulis ?

La ville des Ulis vient de signer un partenariat avec l'agence Territoriale de l’Énergie du Plateau de Saclay (ATEPS) pour permettre aux Ulissiens (copropriétés, propriétaires, locataires ...) de trouver les moyens de mieux gérer leur consommation énergétique.



L'ATEPS,
dès Février 2012,

tiendra une permanence

sans rendez-vous,
à l'accueil de la Mairie des Ulis

Permanences chaque premier mercredi du mois
de 14h30 à 17h

Envie de faire des économies d'énergies, de comprendre ses factures ?
L'ATEPS vous conseillera gratuitement et en toute neutralité.

lundi 9 janvier 2012

Un protocole prématuré et inutile pour la gouvernance du Plateau de Saclay

Communiqué de Presse – 9 janvier 2012
Le groupe des Elu-es Europe Ecologie et Solidaires
Communauté d’agglomération du Plateau de Saclay
Conseil général de l’Essonne


Les élu-es écologistes du territoire de la CAPS avec le soutien du Vice-Président du CG 91, Guy Bonneau, souhaitent influer positivement et efficacement sur les développements de la frange sud du plateau de Saclay.

Après avoir défendu et obtenu le principe d’une zone agricole de 2300 hectares(1) sur les 2650 du plateau, acté de la création du campus Paris-Saclay et de l’aménagement des 300 hectares sur la frange sud, nous entendons maintenant y apporter un contenu écologique et cohérent.

Nous souhaitons participer à l’orientation des contenus thématiques des activités de recherche et contribuer à développer des innovations technologiques responsables. Les questions du logement, des transports, des réseaux, de l’hydraulique doivent s’inscrire dans un projet exemplaire, d’envergure internationale.

Mais aujourd’hui, la structure décisionnelle du projet ne permet toujours pas d’influer sur les choix cruciaux de l’aménagement.

Nous refusons tout retour au projet de Christian BLANC avec des chiffres gonflés et des ambitions irréalistes ayant pour certains d’entre eux l’unique objet de justifier un métro lourd.

Un gouvernement de la gauche et des écologistes nous offrira un choix beaucoup plus favorable aux demandes et orientations d’aménagement que nous souhaitons avec les habitants.

Réinventer la ville, décentraliser une République nouvelle, réorienter la recherche publique et notamment l’activité du CEA, créer des emplois verts liés à la conversion énergétique sont des choix de l’accord législatif national EELV-PS, et qui se déclineront concrètement par la modification des projets du Grand Paris, du cluster Paris Saclay et du métro lourd sur le Plateau de Saclay tel que prévu et présenté actuellement par le gouvernement, l’EPPS(2) et la SGP(3).

De ce fait, les élu-es écologistes demandent le report de toute décision concernant la gouvernance après les résultats des élections présidentielles et législatives.

Nous demandons aux électeurs de nos communes de s’exprimer par leur vote sur ces choix à venir.

Nous prendrons alors notre place pleine et entière et avec responsabilité dans les organismes de gouvernance modifiée pour un projet de campus et d’aménagement réorienté.


Les élu-es du groupe Europe Ecologie et solidaires de la CAPS :
Arnaud Deschamps, Marie-Pierre Digard, Catherine Gimat, Jean-Francis Rimbert, Michel Rouyer
Guy Bonneau, Vice-Président du Conseil Général de l’Essonne

Contact : MP Digard 06 24 62 20 27

(1) Zone de protection et Périmètre agricole :
Les Élus EELV demandent que le périmètre proposé par l’EPPS soit modifié à l’issue de l’enquête publique et prenne en compte la surface agricole utile (plutôt que la surface des parcelles) nécessaire à la viabilité économique d’une agriculture périurbaine sur le Plateau, notamment le maintien des terres agricoles à Guyancourt et la prise en compte de l’ensemble du périmètre voté par la CAPS.
(2) Établissement Public Paris-Saclay. C’est un Établissement Public d’Aménagement (EPA) aux pouvoirs surdimensionnés et à la gouvernance inéquitable.
(3) Société du Grand Paris

vendredi 2 décembre 2011

Non au bétonnage du plateau de Saclay, oui à une agriculture de proximité.

Contre le bétonnage du Plateau de Saclay et pour une agriculture de proximité, Europe Écologie Les Verts (EELV) invite instamment l’Etablissement Public Paris-Saclay (EPPS) à revoir largement sa copie telle qu’il avait prévu de la présenter ce 7 décembre en Conseil d’administration

Soucieux de la préservation des terres agricoles, EELV a recensé les erreurs (parc urbain défini comme agricole à Palaiseau) et les aberrations (extension d’une centaine d’hectares du centre Renault et création de délaissés agricoles au-dessus du site classé de la Bièvre) de la carte proposée en juillet par l’EPPS qui sacrifie allègrement de nombreux hectares cultivés.

Elle a d’ailleurs suscité nombre d’avis défavorables des collectivités concernées qui ne peuvent y voir une garantie de la pérennité de l’activité agricole.

La sanctuarisation d’espaces agricoles est dans la ligne du Grenelle de l’environnement. Il s’agit, à présent, de respecter au moins et non pas au plus les 2 300 hectares de terres consacrées à l’activité agricole. L’EPPS doit avoir une approche de recensement de surface agricole utile et non pas une approche purement cadastrale.

Une agriculture périurbaine devient d’utilité publique, à l’heure d’un pétrole cher et d’une autonomie alimentaire pour l’île de France équivalente à deux jours.

EELV encourage les citoyens à intervenir lors de l’enquête publique qui aura lieu début 2012 pour l’avenir et l’aménagement harmonieux et concerté du Plateau de Saclay.

Ainsi, avec tous les acteurs, élus et usagers du plateau de Saclay (agriculteurs, chercheurs, habitants, salariés, éco-entrepreneurs,...), EELV propose :
  • La reconnaissance de l’agriculture comme activité économique à part entière
  • La garantie de ses conditions d’existence et d’évolution 
  • Une extension supérieure d’une centaine d’hectare au projet actuel notamment au Nord 
  • Le maintien d’une continuité écologique et agricole évitant les délaissés 
  • La conservation et la restauration du réseau hydraulique du Plateau 
  • La préservation des zones naturelles limitrophes pour une trame verte 
  • Le développement harmonieux et concerté de la région 
  • Le respect de la volonté des élus et des populations concernée


dimanche 23 octobre 2011

Menace sur le programme d’aide alimentaire aux plus démunis

Les élus des Ulis en appellent au Gouvernement et aux instances européennes

A l’occasion du Conseil municipal du 20 octobre 2011, les élus des Ulis ont fermement dénoncé, à travers une motion, la suppression annoncée du Programme Européen d’Aide aux Plus Démunis (PEAD).

Suite à l’appel de l’association des Restos du Cœur par son fondateur, Coluche, Jacques Delors, alors Président de la Commission Européenne, avait été convaincu par la nécessité de mettre en œuvre le Programme Européen d’Aide aux Plus Démunis (PEAD).

Ce programme, mis en place en 1987 et jugé légitimement comme une avancée indispensable, permettait l’utilisation des surplus agricoles. En effet, le droit de s’alimenter est un droit fondamental.

Lors du dernier Conseil Européen, six pays (l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la République Tchèque, la Suède, le Danemark et les Pays Bas) se sont dit réfractaires à ce programme, jugeant que le dispositif semble dénaturé à notre époque. Ils évoquent la disparition des excédents agricoles et estiment qu’il revient aux Etats de financer ces mesures et non le budget européen.

Si la position de ces six pays ne venaient pas à être infléchie et ce malgré les interventions des Etats partisans (ils sont 19) mais aussi des ONG, sa suppression ou sa réduction serait une véritable catastrophe alimentaire à l’échelle du continent.

La crise économique et sociale qui sévit depuis 2008, accroît sensiblement les populations fragiles et donc le recours aux aides déployées, notamment par le biais des associations telles que les restos du cœur, les banques alimentaires, la Croix rouge.

Notez qu’une remise en cause du PEAD, concrètement équivaut à un recul net des subventions versées, pour les associations caritatives citées précédemment, elles passeraient de 78 millions à 15,9 millions d’euros. Cela équivaut à 130 millions de repas en moins distribués.

La France s’avère être le troisième pays bénéficiaire avec près de 4 millions de personnes bénéficiant de ces aides. L’arrêt de ce programme aurait donc des incidences désastreuses dans notre pays.

Aux Ulis, nous ne serons pas épargnés puisque nos associations locales telles que Epicerie Sociale, qui compte une augmentation de 30% de demande en un an, puis le Secours Catholique, le Secours Populaire émettent déjà de vives inquiétudes face à ce recul.

C’est pourquoi, la majorité municipale condamne la remise en cause du Programme d’aide alimentaire aux plus démunis et demande au gouvernement français ainsi qu’aux instances européennes de tout faire pour le sauver et le pérenniser.

Nous appelons à nous souvenir que l’Union Européenne doit demeurer l’Union basée sur la solidarité et l’entraide. Le message qu’elle adresserait aux 500 millions d’Européens serait un terrible recul si elle venait à le supprimer.

lundi 10 octobre 2011

Je ne vois aucune raison de rassurer les marchés.

Pas un jour ne passe sans que l'on entende l'injonction selon laquelle « les politiques doivent rassurer les marchés ». Mais que font les marchés pour rassurer les politiques ? En tant que responsable politique, les marchés financiers sont pour moi une source d'inquiétude considérable et le moins que l'on puisse dire est qu'ils ne font rien pour me rassurer.

Le scandale d'UBS, dans lequel un trader est soupçonné d'avoir fait perdre à son employeur deux milliards de dollars, montre une fois encore que les banques n'ont en rien tiré les leçons de la crise. Le contrôle des risques en interne est toujours aussi laxiste et les produits financiers capables de multiplier la prise de risque, et donc les profits potentiels, toujours aussi populaires auprès des traders. Pas de quoi me rassurer.

Les économistes montrent que la Grèce est un cas à part dans la zone euro. Que les fondamentaux économiques du Portugal, de l'Espagne ou de l'Italie n'ont rien à voir. La dette publique espagnole est de 65% du PIB quand la dette grecque dépasse les 150%. Le déficit de la balance commerciale italienne représente moins de 2% du PIB quand celui de la Grèce est de 12%.

Mais, me répond-on dans les milieux financiers, vu d'une salle de marché de New York ou de Singapour, les pays de l'Europe du Sud forment un même ensemble qui nourrit la contagion. Alors, pourquoi disposer de statistiques économiques pour évaluer au mieux la situation si les traders ne se penchent pas dessus et font régner une terreur injustifiée sur les gouvernements ? Et je ne vois aucun changement d'attitude sur les marchés qui puissent me rassurer.

Depuis la crise de 2008, rien n'a changé

Le lobbying massif de l'industrie financière contre tous les projets de réglementation aux Etats Unis comme en Europe nuit considérablement à la stabilité du système financier. Les banques évoquent toujours leur rôle dans le financement de l'économie mais elles défendent le trading de haute fréquence, ces ordres passés par des machines pour des durées inférieures à la seconde, qui dénature la fonction initiale des marchés de capitaux qui est de financer l'économie.

Les banques critiquent le « système bancaire de l'ombre » mais elles ont défendu les « hedge funds » (fonds spéculatifs) quand l'Europe a voulu encadrer leur activité en 2010 car elles en sont les premiers financeurs via leur activité de « prime brokerage ».

Les banques demandent publiquement aux Etats de réduire leur déficit public mais elles organisent une évasion fiscale massive via les paradis fiscaux et le secret bancaire, dont le coût pour la collectivité est considérable. Rien qu'en France le manque à gagner liée à l'évasion fiscale dans les paradis fiscaux est évaluée entre 30 et 40 milliards d'euros chaque année. Depuis la crise de 2008, rien n'a changé et les banques ont perdu toute crédibilité à se poser en promoteur de la stabilité financière.

Pour des réformes beaucoup plus ambitieuses

Comme les acteurs financiers n'entreprendront pas de manière volontaire les nécessaires « ajustements structurels » de leur activité, je ne vois, comme responsable politique, aucune raison d'être obligé de les rassurer. Et je vois au contraire de bonnes raisons de soutenir des réformes beaucoup plus ambitieuses que celles menées depuis 2008, telles que :
  • la séparation des banques de dépôts et de financement de marché,
  • l'interdiction de produits financiers complexes et risqués,
  • l'instauration d'une taxe sur les transactions financières et d'un temps minimum pour toute transaction financière,
  • l'obligation de déclarer tout compte d'un résident européen à son administration fiscale respective pour lutter contre l'évasion fiscale,
  • le retour à des emprunts populaires pour que les Etats se financent directement auprès des citoyens et non auprès d'intermédiaires financiers qui ont fait une sorte de coup d'Etat en capturant l'épargne que leur confient les citoyens pour en faire des outils de spéculation contre les Etats.

En démocratie, les politiques ne sont pas là pour rassurer les marchés, mais pour les encadrer.

Par Pascal Canfin | Député européen EELV

mardi 27 septembre 2011

Félicitations à notre Camarade

Jean-Vincent Placé accueille ses nouvelles responsabilités avec "fierté" 

Le groupe Europe-Ecologie des Ulis partage cette fierté
avec son camarade Ulissien.


« Aujourd'hui, les Françaises et les Français, par l'intermédiaire de leurs grands électeurs (...) ont donné la majorité à la gauche et aux écologistes ce soir et c'est beaucoup de responsabilités. C'est beaucoup de responsabilités pour s'opposer à la politique destructrice de Nicolas Sarkozy, c'est aussi beaucoup de responsabilités pour l'année prochaine, pour aller gagner l'élection présidentielle, pour aller gagner l'élection législative ».

Le groupe des Ulis te souhaite, avec les 10 autres sénateurs écologistes, plein de réussites dans l'urgente reconversion écologique de notre société et également plein de satisfactions personnelles dans ces nouvelles fonctions.

Nous t’adressons toutes nos félicitations.